CFP 05.01.2022

Revue «Elephant & Castle» (n. 27), Animaux d’artiste/Animali d'artista/

Eingabeschluss: 18.02.2022

Maria Elena Minuto

[per la versione italiana vedi sotto / english version below]

Call for papers
Revue « Elephant & Castle », n. 27, Università degli Studi di Bergamo.

« Io son come un serpente, ogni anno cambio pelle. La mia pelle non la butto ma con essa faccio tutto ».
Pino Pascali, extrait de l’introduction à l’exposition Nuove sculture, Galleria L’Attico, Rome 1966

« Le devenir-animal de l’homme est réel, sans que soit réel l’animal qu’il devient ».
Gilles Deleuze, Félix Guattari, Mille plateaux. Capitalisme et schizophrénie, 1980

For bibliographic references see:
https://elephantandcastle.unibg.it/web/it_IT/call_for_papers

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[version française]

Appel à publication. Numéro monographique : Animaux d’artiste. Entre figuration, abstraction et hybridation de la seconde moitié du XXe siècle à nos jours

Sous la direction de Elio Grazioli (Università degli Studi di Bergamo) et Maria Elena Minuto (Université de Liège; KU Leuven)

La relation controversée entre affection artistique et animalité, interrogée par l’art (Allora & Calzadilla 2013 ; Fritsch, 2013 ; Dion, 2011), la philosophie (Despret 2021 ; Nancy 2014 ; Lestel 2010) et la littérature critique contemporaine (Ramos 2016 ; Teixeira Pinto 2015 ; Niermann 2013 ; Baker, 2000), est un thème prégnant et extrêmement varié, riche en perspectives interdisciplinaires et intermédiales. Des photo-peintures d’antilopes de Gerhard Richter aux installations d’oiseaux empaillés de Maurizio Cattelan, des expositions écosystèmes de Pierre Huyghe aux toiles d’araignée de Tomás Saraceno, le rapport complexe entre les arts visuels et l’imagerie animale continue d’alimenter le débat critique international, en se plaçant au cœur de la réflexion théorique et esthétique contemporain.
Le livre Theater, Garden, Bestiary. A Materialist History of Exhibitions (Garcia, Normand 2019), l’exposition Animals. Respect / Harmony / Subjugation (Museum für Kunst und Gewerbe, Hambourg, 2018), la dOCUMENTA (13) de Kassel et le colloque Zoométries. Hedendaagse Kunst in de ban van het dier (Université de Gand, 2003) ne sont que quelques témoignages significatifs du dialogue recherché entre la recherche artistique et le règne animal au XXIe siècle. La relation entre l’art et le concept d’animalité – question séculaire d’ordre éthique, philosophique, politique et social – trouve certaines de ses racines les plus profondes et les plus mémorables dans l’art d’avant-garde. Les complices de cette captivante lecture à rebours sont le Cobra-Centaur (1952) de Hans Arp, le verre à bière à queue d’écureuil de Meret Oppenheim (L’Écureuil, 1960), les bestiaires fantasmagoriques d’Unica Zürn (La Serpenta, 1957) ou encore l’autobiographie Écritures (1970) de Max Ernst, qui écrivait, à propos de la récurrence de l’image de l’oiseau dans ses peintures : « En 1930, […] j’ai eu la visite presque journalière du Supérieur des oiseaux, nommé Loplop, fantôme particulier d’une fidélité modèle, attaché à ma personne. Il me présenta un cœur en cage, la mer en cage, deux pétales, trois feuilles, une fleur et une jeune fille ».
Symptôme des bouleversements historiques, du développement technologique et de la crise écologique du XXe siècle, la question animale a été problématisée quelques décennies plus tard par la néo-avant-garde des années soixante et soixante-dix à la lumière d’une nouvelle perspective critique, esthétique et conceptuelle qui réfléchissait, une fois de plus, au temps naturel et culturel de l’Anthropocène.
Dans les mêmes années où Joseph Beuys expliquait à un lièvre mort la signification de certaines peintures accrochées dans une pièce (Wie man dem toten Hasen die Bilder erklärt, 1965) et Jannis Kounellis exposait un perroquet sur un perchoir fixé à une plaque de métal (Pappagallo, 1967), Carolee Schneemann enveloppait des corps, des restes d’animaux et des objets dans un rituel orgiaque, mettant en scène le lien ancestral entre animalité et érotisme (Meat Joy, 1964).
Mythologique (Matthew Barney), totémique (Jan Fabre), autobiographique (Ana Mendieta), ludique (Jeff Koons), hybride (Vettor Pisani), sonore (Bruce Nauman), légendaire (James Lee Byars), mathématique (Mario Merz), politique (Regina José Galindo), sacrificiel (Hermann Nitsch) et psychanalytique (Louise Bourgeois), l’animal a anticipé et traversé les regards pluriels de l’art, trouvant dans les écrits de Donna J. Haraway (When Species Meet, 2007 ; The Companion Species Manifesto, 2003), dans L’animal que donc je suis (2006) de Jacques Derrida et dans L’Aperto. L’homme et l’animal de Giorgio Agamben (2002) certaines des expressions les plus fertiles et les plus radicales de la pensée critique contemporaine.
Comment relire aujourd’hui la relation séculaire entre l’artiste et l’animal? Dans quelle mesure cette relation a-t-elle défini et continue-t-elle de redéfinir les frontières hybrides de l’art, de Rosmarie Trockel à Mircea Cantor, de Tania Bruguera à John Akomfrah? Et comment pouvons-nous questionner le monde animal en interrogeant ses intentions, ses expressions et ses figurations?
Dans le sillage des théories et des mouvements de la néo-avant-garde des années 1960 et 1970 (de l’Arte Povera à l’art performatif, de Fluxus à l’art public), en passant par les recherches des années 1980 et 1990, jusqu’aux manifestations les plus récentes, ce numéro de la revue Elephant & Castle. Laboratorio dell’immaginario invite universitaires, critiques et chercheurs à proposer des contributions inédites et originales qui analysent – dans une perspective interdisciplinaire et comparative – le thème de l’animal dans l’art contemporain: caisse de résonance de notre actualité historique.

https://elephantandcastle.unibg.it/web/it_IT/call_for_papers

Mots-clés : Histoire de l’art contemporain ; critique d’art contemporain ; avant-garde ; néo-avant-garde ; animaux ; interdisciplinarieté ; intermédialité.

Axes de recherche possibles, mais non exclusifs :

– L’artiste et la représentation de l’animal dans les avant-gardes historiques
– Les bestiaires surréalistes (1924-1947)
– « Futurs anticipés et passés reconstruits » : la question animale dans l’art de la néo-avant-garde des années 1960 et 1970 et son évolution historique
– Fluxus et l’animal : développements d’une poétique intermédiale
– L’animal politique et l’art de la performance
– La relation entre l’affection artistique et l’animalité dans la critique d’art contemporaine
– L’Arte Povera et l’imagerie animale
– L’animal postcolonial dans l’art contemporain
– Animalité, performativité et érotisme
– La question animale dans ses différentes formes, manifestations et expressions (photographie, art public, installation, art vidéo, sculpture, cinéma d’artiste)
– L’animal d’artiste comme forme allégorique de la contemporanéité
– Les arts visuels et le règne animal au XXIe siècle

Les propositions de contributions, en italien, français ou en anglais, sont à envoyer à elio.grazioliunibg.it et mariaelena.minutokuleuven.be avant le 18 février 2022 et doivent contenir un résumé de la contribution (maximum 5000 caractères, espaces comprises), cinq mots clés, la bibliographie de référence et une brève biographie du proposant (maximum 700 caractères).

Communication des propositions retenues : 28 février 2022. Le texte de l’article pourra être rédigé en italien, en français ou en anglais et ne devra pas dépasser 15-20 pages (30 000-40 000 caractères, notes et espaces comprises). Les contributions, accompagnées d’images et conformes aux règles éditoriales de la revue, devront être envoyées aux adresses électroniques susmentionnées avant le 31 mai 2022, en prenant soin de préciser dans le corps du courriel d’accompagnement le titre du texte et les nom et prénom du contributeur. Chaque contribution sera soumise à une double évaluation externe et anonyme par les pairs et la publication du numéro est prévue pour le mois de juillet 2022.

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[versione italiana]

Call for Papers per il numero 27: Animali d'artista. Tra figurazione, astrazione ed ibridazione dal secondo Novecento ad oggi

Curato da Elio Grazioli (Università degli Studi di Bergamo) e Maria Elena Minuto (Université de Liège; KU Leuven)

Problematizzata dall’arte (Allora & Calzadilla 2013; Fritsch 2013; Dion 2011), dalla filosofia (Despret 2021; Nancy 2014; Lestel 2010) e dalla letteratura critica contemporanea (Ramos 2016; Teixeira Pinto 2015; Niermann 2013; Baker 2000), la controversa relazione tra affetto artistico e animalità è un tema pregnante e quanto mai vario e ricco di prospettive interdisciplinari e di sviluppi intermediali. Dalle foto-pitture di antilopi di Gerhard Richter alle sculture di specie estinte di Kiki Smith, dalle installazioni di volatili impagliati di Maurizio Cattelan ai disegni di lacerti di Berlinde De Bruyckere o ancora, dalle esposizioni écosystèmes di Pierre Huyghe alle tele di ragno di Tomás Saraceno, l’intricato rapporto tra arte visiva e immaginario animale continua ad alimentare il dibattito critico internazionale assurgendo ad ossatura teoretica ed estetica della contemporaneità.
Il libro Theater, Garden, Bestiary. A Materialist History of Exhibitions (Garcia, Normand 2019), l’esposizione Animals. Respect / Harmony / Subjugation (Museum für Kunst und Gewerbe, Hamburg, 2018), la dOCUMENTA (13) di Kassel e il convegno Zoométries. Hedendaagse Kunst in de ban van het dier (Università di Gand, 2003) sono solo alcune testimonianze significative del complesso e ricercato dialogo tra ricerca artistica e regno animale nel XXI secolo.
Questione millenaria, di respiro etico, filosofico, politico e sociale, la relazione tra l’arte e il concetto di animalità affonda alcune tra le sue più profonde e memorabili radici nell’arte d’avanguardia. Complici di questa avvincente lettura à rebours, il Cobra-Centaur (1952) di Hans Arp, il bicchiere di birra con la coda di scoiattolo di Meret Oppenheim (L’Écureuil, 1960), i bestiari fantasmagorici di Unica Zürn (La Serpenta, 1957) e l’autobiografia Écritures (1970) di Max Ernst che, a proposito della ricorrenza dell’immagine dell’uccello nelle sue pitture, scriveva: "En 1930, […] j’ai eu la visite presque journalière du Supérieur des oiseaux, nommé Loplop, fantôme particulier d’une fidélité modèle, attaché à ma personne. Il me présenta un cœur en cage, la mer en cage, deux pétales, trois feuilles, une fleur et une jeune fille".

Sintomo dei rivolgimenti della storia, dello sviluppo tecnologico e della crisi ecologica del XX secolo, la questione animale è stata approfondita alcuni decenni più tardi dalla neoavanguardia degli anni Sessanta e Settanta alla luce di una nuova prospettiva critica, estetica e concettuale che rifletteva, ancora una volta, sul tempo naturale e culturale dell’Antropocene. Negli anni in cui Joseph Beuys spiegava a una lepre morta il significato di alcuni quadri appesi in una stanza (Wie man dem toten Hasen die Bilder erklärt, 1965), Wolf Vostell installava in una sala dello Sprengel Museum di Hannover la prima versione di Endogene Depression (1975) con tacchini, cemento e televisori e Jannis Kounellis esponeva un pappagallo su un trespolo fissato ad una lastra di metallo (Pappagallo, 1967), Carolee Schneemann avvolgeva corpi, resti di animali e oggetti in un rituale orgiastico mettendo in scena il legame ancestrale tra animalità ed erotismo (Meat Joy, 1964).
Mitologico (Matthew Barney), totemico (Jan Fabre), autobiografico (Ana Mendieta), ludico (Jeff Koons), ibrido (Vettor Pisani), sonoro (Bruce Nauman), leggendario (James Lee Byars), numerico (Mario Merz), politico (Regina José Galindo), sacrificale (Hermann Nitsch) e psicanalitico (Louise Bourgeois), l’animale ha precorso e percorso i plurali sguardi dell’arte trovando negli scritti di Donna J. Haraway (When Species Meet, 2007; The Companion Species Manifesto, 2003), in L’animal que donc je suis (2006) di Jacques Derrida e in L’Aperto. L’uomo e l’animale di Giorgio Agamben (2002) alcune tra le più feconde e radicali espressioni del pensiero critico contemporaneo.
Come rileggere oggi il rapporto secolare tra artista e animale? In che modo questa relazione ha definito e continua a ridefinire i confini rappresentativi dell’arte, da Rosmarie Trockel a Mircea Cantor, da Tania Bruguera a John Akomfrah, e come interrogare il mondo animale nel mutare delle sue intenzioni, espressioni e figurazioni?
Sullo scorcio delle teorie e dei movimenti della neoavanguardia degli anni Sessanta e Settanta (dall’Arte povera all’arte performativa, da Fluxus all’arte pubblica), correndo lungo le ricerche dei decenni Ottanta e Novanta, fino ad arrivare alle più recenti manifestazioni, questo numero della rivista Elephant & Castle. Laboratorio dell'immaginario invita docenti, critici e ricercatori a proporre contributi inediti e originali che analizzino in una prospettiva interdisciplinare e comparatista il tema dell’animale nell’arte contemporanea: cassa di risonanza della nostra attualità storica.

Parole chiave: Arte contemporanea; storia della critica d’arte contemporanea; avanguardia; neoavanguardia, animali; interdisciplinarietà; intermedialità.

Possibili, ma non esclusivi, assi di ricerca:
- L’artista e la rappresentazione dell’animale nelle avanguardie storiche
- I bestiari surrealisti (1924-1947)
- "Futuri anticipati e passati ricostruiti": la questione animale nell’arte della neoavanguardia degli anni Sessanta e Settanta e la sua evoluzione storica
- Fluxus e l’animale: sviluppi di una poetica intermediale
- L’animale politico e l’arte performativa
- La relazione tra affetto artistico ed animalità nella critica d’arte contemporanea
- Arte povera e immaginario animale
- L’animale postcoloniale nell’arte contemporanea
- Animalità, performatività ed erotismo
- La questione animale nelle sue diverse forme, manifestazioni ed espressioni (fotografia, arte pubblica, installazione, videoarte, scultura, cinema d’artista)
- L’animale d’artista come forma allegorica della contemporaneità
- Arte visiva e regno animale nel XXI secolo

Le proposte, in italiano, inglese o francese, dovranno pervenire agli indirizzi elio.grazioliunibg.it e mariaelena.minutokuleuven.be entro e non oltre il 18 febbraio 2022 e dovranno contenere un abstract del contributo (massimo 5000 battute, spazi inclusi), cinque parole-chiave, la bibliografia di riferimento e una breve biografia del proponente (massimo 700 battute).

Una volta ricevuta conferma di accettazione dell’abstract da parte dei curatori (entro il 28 febbraio 2022), si potrà procedere con la stesura e l’invio del testo, il quale potrà essere redatto in italiano, inglese o francese e non dovrà superare le 15-20 cartelle (30.000-40.000 battute, note e spazi inclusi). I contributi, corredati di immagini e uniformati alle norme redazionali della rivista, dovranno pervenire agli indirizzi di posta elettronica sopra indicati entro il 31 maggio 2022, avendo cura di specificare nel corpo dell’e-mail di accompagnamento il titolo del testo, il nome e cognome del proponente. Ogni contributo sarà sottoposto a procedura di double-blind peer review e la pubblicazione del numero è prevista per il mese di luglio 2022.

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[english version]

Call for Papers issue 27: Artists’ Animals. Between Abstraction, Figuration, and Hybridization from the Late Twentieth Century to the Present

Curated by Elio Grazioli (Università degli Studi di Bergamo) and Maria Elena Minuto (Université de Liège, KU Leuven)

Problematized by art (Allora & Calzadilla 2013; Fritsch 2013; Dion 2011), philosophy (Despret, 2021; Nancy, 2014; Lestel, 2010), and contemporary art criticism (Ramos 2016; Teixeira Pinto 2015; Niermann 2013; Baker 2000), the controversial relationship between artistic affection and animality is more than ever a rich and futurable theme of interdisciplinary perspectives and intermedial approaches.
From Gerhard Richter’s photo-paintings of antelopes, to Kiki Smith’s sculptures of extinct species, from Maurizio Cattelan’s installations of stuffed birds, to Berlinde De Bruyckere’s drawings of chunks of flesh, from Pierre Huyghe’s écosystèmes, to Tomás Saraceno’s spider webs, the intricate relationship between visual art and animal imaginary continues to foster the international critical debate by establishing itself at the core of contemporary theoretical and aesthetic reflection.
The book Theater, Garden, Bestiary. A Materialist History of Exhibitions (Garcia, Normand 2019), the exhibition Animals. Respect / Harmony / Subjugation Subjugation (Museum für Kunst und Gewerbe, Hamburg, 2018), the dOCUMENTA (13) in Kassel, and the exhibition Zoométries. Hedendaagse Kunst in de ban van het dier (Université de Gand, 2003) are just some of the significant testimonies of the complex dialogue between artistic research and the animal kingdom in the twenty-first century.
An age-old question of an ethical, philosophical, political, and social nature, the relationship between the art and concept of animality sinks some of its deepest and memorable roots in the historic avant-gardes. Accomplices of this compelling reading are Hans Arp’s Cobra-Centaur (1952), Meret Oppenheim’s mug of beer with a squirrel’s tail for a handle (L’Écureuil, 1960), Unica Zürn’s phantasmagorical bestiaries (La Serpenta, 1957), and the autobiography Écritures (1970) by Max Ernst who, as concerns the recurring image of a bird in his paintings, wrote as follows: "En 1930, […] j’ai eu la visite presque journalière du Supérieur des oiseaux, nommé Loplop, fantôme particulier d’une fidélité modèle, attaché à ma personne. Il me présenta un cœur en cage, la mer en cage, deux pétales, trois feuilles, une fleur et une jeune fille."
A symptom of the twentieth century’s overturning of history, of its technological advances, and of the climate crisis, the animal issue was examined several decades later by the neo-avant-gardes of the 1960s and 1970s in light of a new critical, aesthetic, and conceptual perspective, which once again pondered the natural and cultural time of the Anthropocene. In the years when Joseph Beuys explained to a dead hare the meaning of some of the paintings hanging in a room (Wie man dem toten Hasen die Bilder erklärt, 1965), Wolf Vostell was installing the first version of Endogene Depression (1975) featuring turkeys, concrete, and television sets in a room at the Sprengel Museum in Hannover, Jannis Kounellis was displaying a parrot on a perch fastened to a steel sheet (Pappagallo, 1967), and Carolee Schneemann was wrapping bodies, the remains of animals, and objects in an orgiastic ritual by enacting the ancestral link between animality and eroticism (Meat Joy, 1964).
Mythological (Matthew Barney), totemic (Jan Fabre), autobiographical (Ana Mendieta), ludic (Jeff Koons), hybrid (Vettor Pisani), sonorous (Bruce Nauman), legendary (James Lee Byars), numerical (Mario Merz), political (Regina José Galindo), sacrificial (Hermann Nitsch), and psychoanalytical (Louise Bourgeois), animals have crossed the multiple glances of art, finding the writings of Donna J. Haraway (When Species Meet, 2007; The Companion Species Manifesto, 2003), L’animal que donc je suis (2006) by Jacques Derrida, and L’Aperto. L’uomo e l’animale by Giorgio Agamben (2002) to be some of the most fertile and radical expressions of contemporary critical thinking.
How is the centuries-old relationship between artist and animal re-read today? How does this relationship define and continue to redefine the hybrid boundaries of art, from Rosmarie Trockel to Mircea Cantor, from Tania Bruguera to John Akomfrah? And how can we query the animal world in the changing of its intentions, expressions, and figurations?
From the theories and movements of the neo-avant-garde in the 1960s and 1970s (from Arte povera to performance art, from Fluxus to public art), via the research of the 1980s and 1990s all the way to the most recent manifestations, this issue of the journal Elephant & Castle. Laboratorio dell'immaginario invites academics, critics, and scholars to put forward unpublished and original contributions, analysing in an interdisciplinary and comparative manner the theme of the animal in contemporary art: a sounding board for our historical actuality.

Key-words: Contemporary Art; Contemporary Art Criticism; Avant-Garde; Neo-avant-garde; Animals; Interdisciplinarity; Intermediality.

Topics may include, without being limited to:
- The artist and the representation of the animal in the historic avant-gardes
- The Surrealist bestiaries (1924-1947)
- "Foreshadowed futures and reconstructed pasts": the topic of the animal in neo-avant-garde art of the 1960s and 1970s and its historical evolution
- Fluxus and the animal: developments of an inter-medial poetics
- The political animal and performative art
- The relationship between artistic affection and animality in contemporary art criticism
- Arte povera and animal imaginary
- The post-colonial animal in contemporary art
- Animality, performativity, and eroticism
- The topic of the animal in its various forms, manifestations, and expressions (photography, public art, installation, video art, sculpture, artist’s cinema)
- The artist’s animal as an allegorical form of the contemporary
- Visual art and the animal kingdom in the twenty-first century

Proposals are to be sent to elio.grazioliunibg.it and mariaelena.minutokuleuven.be by February 18th 2022 at the latest, and must contain an abstract of the contribution (max. 5 000 characters, spaces included), a provisional title, five keywords, a reference bibliography, and a short biographical note of the author (max. 700 characters).

The communication of the selected proposals will take place by the end of February 2022.
The submitted article may be in Italian, English, or French, and must contain a maximum of 30 000-40 000 characters, including notes and spaces. The contributions, accompanied by images and conforming to the editorial standards of the journal, are expected by May 31, 2022. Each article will be submitted to a double-blind peer review and the publication of the issue is planned for July 2022.

Quellennachweis:
CFP: Revue «Elephant & Castle» (n. 27), Animaux d’artiste/Animali d'artista/. In: ArtHist.net, 05.01.2022. Letzter Zugriff 05.07.2022. <https://arthist.net/archive/35600>.

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