[French and Spanish versions below]
International Conference:
The Evolution of Artistic Representations of Marginalized Identities in the Americas (19th–21st centuries): Ruptures and/or Continuities?
The end of the 20th century witnessed major transformations in the world-system. In this context of questioning Western universalist discourse, new theories and concepts such as postmodernity, alternative or multiple modernities, postcoloniality, and decoloniality emerged to rethink the realities of a multipolar and globalized world.
The aim of this conference is to take stock of current research on the evolution of representations and imaginaries of identity and alterity in/of the Americas, as well as the power dynamics they entail, through artistic and cultural practices and productions, and to lay the foundations for the creation of an international research network in this field. Reflection on content will be inseparable from reflection on forms and narrative and aesthetic conventions as “cognitive instruments” that convey either adherence to or critique of the Western colonial paradigm of knowledge and power (Guardiola). At the same time, from an intersectional perspective, the conference will focus on artistic practices that problematize the relationships between coloniality and gender, race, class, and sexuality, among others, by examining the upheavals caused in Amerindian societies by the imposition of a Eurocentric gender system, or by foregrounding the experiences of racialized women and racialized LGBTQIA+ people.
Awareness of the universalist character of hegemonic Western narratives, and of the exclusions and hierarchies upon which they were built, has produced a desire for alterity in Westernized societies, which now seek spaces in which to “listen” to voices previously silenced within their own discourses, moving toward a pluriversal narrative rather than a universal one.
While this openness to the Other has, on the one hand, enabled the incorporation of marginalized narratives and expressions, it has also created a dynamic that risks reproducing power relations between center and periphery and contributing to the valorization of subaltern discourse as “periphery-as-asset” (Barriendos). Within this dynamic, artistic expressions are primarily valued as peripheral art, thus underscoring their subaltern position in relation to centers of artistic power.
Torn between these aspirations and often contradictory interests, the practices, discourses, and cultural objects produced by local actors adopt all kinds of “strategies for entering and exiting modernity” and give rise to hybrid expressions that are less concerned with “preserving purity than with the productivity of mixtures” (García Canclini).
We invite researchers to submit proposals that explore these lines of inquiry, without limitation:
1. The evolution of representations of the Other in the Americas: How have representations of the Other evolved? What constants can be identified in the imaginaries of marginalized identities, and how do they differ depending on the position of the artist producing the discourse? How has the treatment of alterity evolved in the 21st century within artistic institutions or cultural industries?
2. Decoloniality of discourses and narrative/aesthetic forms: To what extent do supposedly decolonial narratives rely on narrative patterns that refer back to coloniality? Can discourses be decolonized without decolonizing the narrative and aesthetic forms inherited from coloniality?
3. Gender and decolonial/Indigenous arts: What is the place of gender in reflections on decolonial and Indigenous arts? How do decolonial and Indigenous artistic practices problematize the relationships between coloniality and gender?
4. Integration of community-based sensitive practices: Can Indigenous sensitive practices be integrated into museums, performance venues, cinema, or art galleries without decontextualizing them?
5. Imaginative work and counter-hegemony: What is the role of the “work of the imagination” in constructing new alternative or counter-hegemonic cultural logics?
6. Rehabilitation of marginalized modes of representation: How can modes of representation, artistic forms, and sensibilities that have been displaced or marginalized by the coloniality of knowledge and being be rehabilitated?
Paper proposals (maximum 500 words), accompanied by a short biography, should be sent by 1st March 2026 by email rais-ameriquessciencesconf.org or on https://rais-ameriques.sciencesconf.org/
The conference languages are French, Spanish, English, and Portuguese.
Organizing Committee:
Juan Carlos Baeza (Université Sorbonne Paris Nord / Pléiade), Marcelle Bruce, Roberta Previtera, Vinicius Cordeiro, Mikael Toulza, Diego Alonso Arévalo (Université de Lille / CECILLE)
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Colloque international:
Évolution des représentations artistiques des identités marginalisées dans les Amériques (XIX-XXIème siècle) : ruptures et/ou continuités ?
La fin du XXème siècle a été le témoin de transformations majeures dans le système-monde. Dans ce contexte de remise en cause du discours universaliste occidental, de nouvelles théories et notions telles la postmodernité, les modernités alternatives ou multiples, la postcolonialité et la décolonialité ont émergé pour repenser les réalités d’un monde multipolaire et globalisé.
L’objectif de ce colloque est de faire un état des recherches sur les évolutions des représentations et des imaginaires d’identité et d’altérité sur/dans les Amériques, ainsi qu’aux enjeux de pouvoir qu’ils portent, à travers les pratiques et productions artistiques et culturelles et de poser les bases pour la création d’un réseau international de recherche dans la matière. La réflexion sur les contenus sera indissociable d’une réflexion sur les formes et les conventions narratives et esthétiques en tant qu’« instruments cognitifs » qui véhiculent une adhésion ou une critique au paradigme colonial de la connaissance et du pouvoir occidental (Guardiola). Parallèlement, depuis une perspective intersectionnelle, on s'intéressera aux pratiques artistiques qui problématisent les relations entre colonialité et genre, race, classe et sexualité, entre autres, en réfléchissant sur les bouleversements que l’imposition d’un système des genres eurocentré a entraîné dans les sociétés amérindiennes ou en donnant centralité aux expériences de femmes racialisées ou de personnes racialisées LGBTQIA+.
La prise de conscience du caractère universaliste des récits hégémoniques occidentaux et des exclusions et des hiérarchisations sur lesquelles ils ont été construits a produit un désir d’altérité dans les sociétés occidentalisées, qui cherchent désormais des espaces pour « écouter » des voix autrefois passées sous silence dans leurs propres discours, évoluant vers une narrative pluriverselle au lieu d’une narration universelle.
Si, d’une part cette ouverture à l’Autre a permis l’incorporation de récits et d’expressions marginalisées, elle a aussi créé une dynamique qui risque d'entraîner de reproduire les rapports de pouvoir entre centre et périphérie et de contribuer à la valeur du discours subalterne comme « actif-périphérie » (Barriendos). Dans cette dynamique, les expressions artistiques sont valorisées principalement en tant qu’art de la périphérie, soulignant ainsi sa position subalterne par rapport aux centres de pouvoir artistique.
Tiraillés entre ces aspirations et des intérêts souvent contradictoires, les pratiques, les discours et les objets culturels engendrés par les acteurs locaux adoptent toutes sortes de « stratégies pour entrer et sortir de la modernité » et donnent lieu à des expressions hybrides qui se soucient moins « de la préservation de la pureté que de la productivité des mélanges » (García Canclini).
Nous invitons les chercheu·r·se·s à soumettre leurs propositions explorant ces pistes de réflexion, sans toutefois s’y limiter :
1. Évolution des représentations de l'Autre dans les Amériques : comment les représentations de l'Autre ont-elles évolué ? Quelles constantes retrouve-t-on dans les imaginaires des identités marginalisées, et comment se différencient-ils selon la position de l’artiste qui produit le discours ? Comment le traitement de l’altérité a-t-il évolué au XXIème siècle dans les institutions artistiques ou les industries culturelles ?
2. Décolonialité des discours et des formes narratives/esthétiques: dans quelle mesure les narrations prétendument décoloniales utilisent-elles des patrons narratifs qui renvoient à la colonialité ? Peut-on décoloniser les discours sans décoloniser les formes narratives et esthétiques héritées de la colonialité ?
3. Genre et arts décoloniaux/autochtones : quelle est la place du genre dans les réflexions sur les arts décoloniaux et autochtones ? Comment les pratiques artistiques décoloniales et autochtones problématisent-elles les relations entre colonialité et genre ?
4. Intégration des pratiques sensibles communautaires : peut-on intégrer dans un musée, dans des salles de spectacle, au cinéma ou dans des galeries d’art des pratiques sensibles autochtones sans les décontextualiser ?
5. Travail de l’imagination et contre-hégémonie : quel est le rôle du « travail de l’imagination » dans la construction de nouvelles logiques culturelles alternatives ou contre-hégémoniques ?
6. Réhabilitation des modes de représentation marginalisés : comment réhabiliter les modes de représentation, les formes artistiques et les sensibilités qui ont été déplacées ou marginalisées par la colonialité du savoir et de l'être ?
Les propositions de communications (500 mots maximum) accompagnées d'une brève biographie sont à envoyer avant le 1 mars 2026 à : rais-ameriquessciencesconf.org ou sur la plateforme https://rais-ameriques.sciencesconf.org/
Les langues du colloque sont le français, l’espagnol, l’anglais et le portugais.
Comité organisateur :
Juan Carlos Baeza (Université Sorbonne Paris Nord/ Pléiade), Marcelle Bruce, Roberta Previtera, Vinicius Cordeiro, Mikael Toulza, Diego Alonso Arévalo (Université de Lille/ CECILLE)
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Coloquio internacional:
Evolución de las representaciones artísticas de las identidades marginadas en las Américas (siglos XIX–XXI): ¿rupturas y/o continuidades?
El final del siglo XX fue testigo de transformaciones profundas en el sistema-mundo. En este contexto de cuestionamiento del discurso universalista occidental, surgieron nuevas teorías y nociones como la posmodernidad, las modernidades alternativas o múltiples, la poscolonialidad y la decolonialidad para repensar las realidades de un mundo multipolar y globalizado.
El objetivo de este coloquio es hacer un estado de la cuestión de las investigaciones sobre la evolución de las representaciones y de los imaginarios de identidad y alteridad en/sobre las Américas, así como sobre las relaciones de poder que estos conllevan, a través de las prácticas y producciones artísticas y culturales, y sentar las bases para la creación de una red internacional de investigación en este ámbito. La reflexión sobre los contenidos será indisociable de una reflexión sobre las formas y las convenciones narrativas y estéticas en tanto “instrumentos cognitivos” que vehiculan una adhesión o una crítica al paradigma colonial del conocimiento y del poder occidental (Guardiola). Paralelamente, desde una perspectiva interseccional, se prestará atención a las prácticas artísticas que problematizan las relaciones entre colonialidad y género, raza, clase y sexualidad, entre otros aspectos, ya sea reflexionando sobre los trastornos que la imposición de un sistema de género eurocéntrico ha provocado en las sociedades amerindias, o dando centralidad a las experiencias de mujeres racializadas y de personas racializadas LGBTQIA+.
La toma de conciencia del carácter universalista de los relatos hegemónicos occidentales y de las exclusiones y jerarquizaciones sobre las que se construyeron ha generado un deseo de alteridad en las sociedades occidentalizadas, que buscan ahora espacios para “escuchar” voces anteriormente silenciadas en sus propios discursos, avanzando hacia una narrativa pluriversal en lugar de una narración universal.
Si, por un lado, esta apertura al Otro ha permitido la incorporación de relatos y expresiones marginadas, por otro lado ha generado una dinámica que corre el riesgo de reproducir las relaciones de poder entre centro y periferia y de contribuir a la valorización del discurso subalterno como “activo-periferia” (Barriendos). En esta dinámica, las expresiones artísticas se valorizan principalmente en tanto arte de la periferia, subrayando así su posición subalterna frente a los centros de poder artístico.
Atrapadas entre estas aspiraciones y unos intereses a menudo contradictorios, las prácticas, los discursos y los objetos culturales producidos por los actores locales adoptan todo tipo de “estrategias para entrar y salir de la modernidad” y dan lugar a expresiones híbridas que se preocupan menos por “la preservación de la pureza que por la productividad de las mezclas” (García Canclini).
Invitamos a las y los investigadores a enviar propuestas que exploren estas líneas de reflexión, sin limitarse a ellas:
1. Evolución de las representaciones del Otro en las Américas: ¿Cómo han evolucionado las representaciones del Otro? ¿Qué constantes se encuentran en los imaginarios de las identidades marginadas y cómo difieren según la posición del artista que produce el discurso? ¿Cómo ha evolucionado el tratamiento de la alteridad en el siglo XXI en las instituciones artísticas o en las industrias culturales?
2. Decolonialidad de los discursos y de las formas narrativas/estéticas: ¿En qué medida las narrativas supuestamente decoloniales utilizan patrones narrativos que remiten a la colonialidad? ¿Se pueden decolonizar los discursos sin decolonizar las formas narrativas y estéticas heredadas de la colonialidad?
3. Género y artes decoloniales/indígenas: ¿Cuál es el lugar del género en las reflexiones sobre las artes decoloniales e indígenas? ¿Cómo problematizan las prácticas artísticas decoloniales e indígenas las relaciones entre colonialidad y género?
4. Integración de prácticas sensibles comunitarias: ¿Es posible integrar en un museo, en salas de espectáculo, en el cine o en galerías de arte prácticas sensibles indígenas sin descontextualizarlas?
5. Trabajo de la imaginación y contrahegemonía: ¿Cuál es el papel del “trabajo de la imaginación” en la construcción de nuevas lógicas culturales alternativas o contrahegemónicas?
6. Rehabilitación de modos de representación marginados: ¿Cómo rehabilitar los modos de representación, las formas artísticas y las sensibilidades que han sido desplazadas o marginadas por la colonialidad del saber y del ser?
Las propuestas de comunicación (máximo 500 palabras), acompañadas de una breve biografía, deberán enviarse antes del 1ero de marzo de 2026 : rais-ameriquessciencesconf.org
https://rais-ameriques.sciencesconf.org/
Las lenguas del coloquio son francés, español, inglés y portugués.
Comité organizador:
Juan Carlos Baeza (Université Sorbonne Paris Nord / Pléiade), Marcelle Bruce, Roberta Previtera, Vinicius Cordeiro, Mikael Toulza, Diego Alonso Arévalo (Université de Lille / CECILLE)
Quellennachweis:
CFP: Artistic Representations of Marginalized Identities (Lille, 25-27 Nov 26). In: ArtHist.net, 15.01.2026. Letzter Zugriff 16.01.2026. <https://arthist.net/archive/51489>.