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Festival de l’histoire de l’art
3e édition
L'éphémère
Le Royaume-Uni, pays invité.
Le Festival de l'histoire de l'art:
Le Ministère de la Culture et de la Communication, l’Institut national d’histoire de l’art et le Château de Fontainebleau s’associent, avec le concours du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, pour proposer la troisième édition du Festival de l’histoire de l’art. Conçues comme un carrefour des publics et des savoirs, ces trois journées offrent conférences, débats, concerts, expositions, projections, lectures et rencontres dans le château et dans plusieurs sites de la ville de Fontainebleau.
Le Festival explore chaque année un thème, en 2013 « l'éphémère », et propose trois rendez-vous annuels : le Forum de l’histoire de l’art, rendez-vous de toute l’actualité du monde des arts ; le Salon du livre et des revues d’art et Art & Caméra, panorama et perspectives sur le film et l’art.
Le Festival est aussi l’occasion de propositions pédagogiques pour l’enseignement de l’histoire des arts à l’école, à travers une Université de printemps et des ateliers pédagogiques proposés et soutenus par le Ministère de l’Éducation nationale.
L’ensemble des manifestations est placé sous le regard privilégié d’un pays invité : en 2013, le Royaume-Uni. Les interventions intégrant des recherches britanniques ou concernant en tout ou partie le Royaume-Uni seront les bienvenues.
L’appel à communication s’adresse à des chercheurs français et étrangers, de préférence francophones, confirmés ou débutants. Les propositions de jeunes chercheurs, conservateurs ou encore restaurateurs, seront examinées avec une attention particulière.
L'éphémère:
L'art s'est manifesté dès les premières pierres levées ou les premières peintures comme une tentative soit de magnifier l'éphémère (célébrations festives, ornements temporaires des corps..) soit de le défier (en cherchant à capter la fugacité du mouvement comme dans l'art pariétal ; ou en cherchant à laisser une trace durable, voire éternelle, par la construction d'édifices pérennes, par exemple)
L'histoire de l'art oscille ainsi entre permanence et impermanence, entre deux pôles opposés : le monument et la performance, la fixité de l'image et les arts de l'image-mouvement, le regard qui se fixe et le regard qui se développe dans le temps (séquence éphémère).
À partir de ce constat, plusieurs questions peuvent être posées, qui concernent aussi bien les historiens que les créateurs, les conservateurs que les spectateurs. Pourquoi les sociétés ont-elles investi dans l'éphémère ? L'éphémère est-il forcément futile ? Ne donne-t-il pas à voir ses structures profondes dans les cérémonies, les architectures éphémères, les costumes, les spectacles pyrotechniques et forains, etc.? Faut-il conserver à tout prix ? Comment conserver ou reproduire (re-enactement) des œuvres d'art conçues pour être éphémères et faites de matériaux périssables ? Comment conserver le patrimoine des arts vivants ? (on pense aux efforts, depuis le Moyen Age, pour trouver un système de notation convaincant de la danse). Le sujet engage également un questionnement important sur la politique muséale, tiraillée aujourd'hui entre collections permanentes et expositions temporaires, et sur les conceptions fort différentes du rapport entre éphémère et durable dans les cultures et les arts du monde.
Le Festival 2013 sera l'occasion de faire connaître des pans de recherches nouveaux ou renouvelés sur ces aspects moins connus de l'histoire de l'art : l'architecture éphémère, les arts de la table, les arts prenant le corps pour support (coiffure, tatouages...), la performance, les formes courtes de l'image mobile (clips et interventions d'artistes dans divers supports de communication)... Il doit permettre ainsi de montrer les échos possibles entre périodes et aires géographiques très différentes, entre les arts visuels et les arts du spectacle vivant et, toujours, entre l'histoire de l'art et les sciences humaines, entre l'histoire de l'art et les créateurs d'aujourd'hui. Si toute création est éphémère, elle est toujours capable, même à très longue distance dans le temps et l’espace, donner lieu à d’autres gestes créateurs.
Plusieurs axes sont proposés :
A- Les œuvres et les artistes éphémères
Pourront être évoquées toutes les œuvres conçues pour ne pas durer : fêtes et cérémonies, toutes les productions occasionnelles: affiches, placards illustrés, officiels ou clandestins, graffiti ; arts de l'apparence : coiffures, costume... On peut envisager aussi les artistes éphémères : identités d'emprunt ou collectifs éphémères, artistes d’une seule œuvre ou d’une œuvre vouée consciemment à la disparition.
Que faire des œuvres éphémères ? Le Festival s'intéressera aux tentatives de faire durer ce qui n’était pas destiné à l’être. On pense par exemple aux problèmes techniques, mais aussi éthiques, liés à la conservation d’œuvres d'arts premiers vouées à des cérémonies éphémères, à la copie comme procédé de sauvetage de l’œuvre, à la réitération (ou non) des performances… À travers ces tentatives, il s’agit de faire échapper à la destruction ou à la transformation des œuvres dont l’usage, les fonctions changent, ou dont l’auteur voulait ou acceptait la fragilité. Cette section peut donc également s'interroger sur la possibilité pour une démarche de conservation de représenter une trahison de l'artiste. Le point de vue d'artistes vivants sera sollicité.
B- Les œuvres et les artistes qui ne peuvent durer
La fragilité et/ou l'obsolescence de certaines œuvres les condamne(nt) à l’altération ou à la disparition, sans que le but de leur auteur ait été de les rendre éphémères. On s'intéressera aussi bien aux changements de goût qu'aux techniques : éphémère de la mode, photographies qui s’altèrent, vidéos réalisées avec un matériel disparu…
On ne négligera pas la gloire éphémère de l’artiste, le rôle de l’historien et du marchand dans la durée ou la brièveté d’une carrière artistique. Si « Tout le monde aura son quart d’heure de célébrité », selon Andy Warhol, qui pourra prétendre à davantage et qui décidera d'un siècle de gloire?
C- Les mises en scène de la permanence et de l’éphémère
L’histoire de l’art et l’institution muséale sont créatrices d’une mémoire et conservatoires de l’activité artistique. Si l'exposition temporaire d’œuvres d'art est antérieure à la création des musées, elle a pris un essor considérable au XXe siècle. Comment s'articulent la présentation permanente et éphémère des œuvres dans les institutions culturelles? Le caractère événementiel de l'exposition temporaire attire sur elle toute l'attention des médias. Ne risque-t-elle pas de laisser dans l'ombre le travail sur les collections permanentes? Le regard de professionnels (commissaires d'exposition, conservateurs, scénographes...) permettrait d'éclairer ces enjeux.
D-Les œuvres qui tentent de représenter l’éphémère
Comment les arts visuels représentent-ils le mouvement, l'instant, le périssable? De la vanité à la photographie, l'éphémère est plus qu'un thème. Recherches formelles, techniques et iconographiques se mêlent dans une volonté commune de l'art de défier ou de souligner la fragilité de la vie et de la mémoire.
Mais c'est évidemment avec le cinéma, la vidéo et les installations multimédia de l'art contemporain que l'éphémère s'introduit avec le plus d'intensité : c'est en effet à la fois l'image et le regard du spectateur qui sont entraînés dans une dialectique sans fin de l'impermanence (la séquence temporelle) et de la mémoire.
"Si le temps ne s'attaque à l’œuvre, c'est l'ouvrier qu'il mord. Qu'on le rassasie : ces troncs pleins de sève, ces couleurs vivantes, ces ors que la pluie lave et que le soleil éteint.
(...)
Point de révolte : honorons les âges dans leurs Chutes successives et le temps dans sa voracité"
(Victor Segalen, Aux dix mille années)
Le Forum de l'histoire de l'art:
Le Forum s'articule en trois sections:
1-Actualités des musées et des monuments historiques
Seront présentées les expositions de l'année à venir, les acquisitions récentes, les chantiers de restauration engagés ou achevés dans l'année écoulée, l'ouverture dans l'année écoulée ou à venir de nouvelles structures muséales, de monuments auparavant privés ou fermés etc. Les propositions de débat sur les politiques possibles, leurs moyens et leurs fins sont également les bienvenues.
2-Actualités de la recherche et de l'édition en histoire de l'art (livres et revues, papier et numérique)
Le Festival cherche à se faire l'écho des recherches récentes en histoire de l'art: les présentations de revues récemment créées, en ligne ou non, de parutions monographiques ou collectives de moins de deux ans sont attendues. Des contributions pourront éclairer les nouvelles méthodes ou les nouvelles ressources, proposées notamment par le développement numérique.
3-Actualités du marché de l'art. En 2013 : le marché des artistes vivants
Cette année, le Festival souhaite mettre l'accent sur un aspect particulier du travail des professionnels du marché de l'art : la mise en valeur du travail des artistes vivants. Souhaitant le témoignage d'artistes comme de galeristes ou de maisons de vente, le Festival voudrait permettre de comprendre la création et le développement du marché des artistes vivants. Les contributions offrant une perspective historique sont également les bienvenues. La sélection de l'artiste, les méthodes de présentation et de vente de ses œuvres ont beaucoup évolué depuis le XIXe siècle. À l'heure où la toile permet à un artiste de faire connaître son travail à une échelle et avec une rapidité inédites, où les scènes artistiques sont toutes à la fois visibles sur le net, quels sont la place et le rôle de la galerie ou de la maison de vente?
Modalités de participation:
Plusieurs formats d’intervention sont proposés au choix des intervenants :
- Conférence ou débat : 1 à 3 personnes maximum, modérateur compris, 45 mn.
- Table ronde : 5 personnes maximum, modérateur compris, 1h45mn
- Œuvre au crible : 3 personnes maximum, modérateur compris, 1h15mn. L’œuvre au crible se propose de confronter autour d’une même œuvre projetée, choisie en rapport avec le thème de l’année, le regard de trois spécialistes de disciplines ou de périodes différentes.
Les intervenants sont invités à donner à leur présentation un caractère oral et accessible, afin de faciliter les échanges entre les intervenants et avec le public, qui sera composé non seulement de chercheurs et de responsables d’institutions, d’enseignants et d’étudiants ou d’acteurs du monde des arts, mais aussi d’un grand nombre d’amateurs et de curieux moins familiers du discours scientifique et de ses codes.
Modalités de soumission et sélection des propositions:
L’examen des propositions sera confié au comité scientifique du Festival. Les critères de sélection reposeront naturellement sur la qualité scientifique, mais aussi sur la variété des sujets abordés, de manière à offrir un panorama le plus vaste possible.
Les projets de communication, seront présentés comme suit : titre du projet, résumé en 300 signes, présentation d’une page maximum (3500 signes), CV. Ils seront adressés exclusivement par courriel à : festivaldelhistoiredelartinha.fr avant le 31 décembre 2012. Ils doivent être rédigés en français. Les décisions du comité scientifique seront délivrées à partir du 15 février 2013.
Liste des membres du comité scientifique 2013 et programme de l’édition 2012 à retrouver sur: http://festivaldelhistoiredelart.com/
Contact :
Florence Buttay
INHA-DER
2, rue Vivienne
75002 Paris
festivaldelhistoiredelartinha.fr
Call for papers
Art History Festival
3rd edition
The Ephemeral
Guest country: United Kingdom.
Art History Festival:
The Ministry of Culture and Communications, the National Institute of Art History and the Chateau of Fontainebleau, with the support of the Ministry of Higher Education and Research are jointly organising the third Art History Festival. Originally conceived as a meeting point and knowledge crossroads, these three days will include conferences, debates, concerts, exhibitions, film shows, lectures and meetings in the chateau and at several sites in the town of Fontainebleau.
The Festival explores a different theme every year, in 2013 it will be "The Ephemeral" and there will be three annual meetings: The Art History Forum, a rendezvous for all the latest news in the world of the arts; the Book Salon and art reviews and Art & Camera, a wide-ranging look at cinema and art and future prospects.
The Festival also includes training offerings for art history teachers in schools in the form of Spring University sessions and training workshops provided and supported by the Ministry of Education.
All these events are viewed from the perspective of a guest country: in 2013 this guest country will be the United Kingdom. Work involving British research or concentrating wholly or partly on the United Kingdom will be particularly welcome.
This Call for Papers is intended for preferably French-speaking, experienced and novice French and foreign researchers. Contributions by young researchers, conservation specialists or restorers will be given especially careful consideration.
The Ephemeral:
Art first manifested itself in the earliest standing stones or paintings as an attempt to either amplify the ephemeral (festive celebrations, temporary body ornamentation, etc.) or to defy it (by seeking to capture the fleeting nature of movement as in parietal art; or as an attempt to leave a durable, even eternal mark by building monumental structures for instance).
The history of art therefore swings between permanence and transience, between two opposite extremes: the monumental and performance, the stillness of an image and art that focuses on moving images, a fixed gaze and a gaze that lingers as time passes (ephemeral sequence).
In the light of this fact, it is legitimate to ask several questions that are of interest to historians as well as those who create and to curators and spectators alike. Why did societies invest so much in the ephemeral? Is anything ephemeral necessarily pointless? Can we discern deep structures in ceremonies, ephemeral architecture, costumes, pyrotechnical and Carnival displays, etc.? Is conservation necessary whatever the cost? How can we conserve or reproduce (re-enactment) works of art that were designed to be ephemeral and are made of perishable materials? How can we conserve a performing arts heritage? (Here one thinks of the efforts that have been made ever since the Middle Ages to devise a convincing notation system to describe dance). This topic also poses important questions regarding museum policies which currently shift between permanent collections and temporary exhibitions, and strikingly different ways of viewing the relationship between the ephemeral and the permanent in cultures and arts throughout the world.
The 2013 Festival will provide an opportunity to familiarise oneself with both new and established areas of research on less well-known aspects of art history: ephemeral architecture, tableware, body art (hairstyles, tattoos, etc.), performance art, brief moving images (video clips and work by artists using various communication media), etc. It will make it possible to demonstrate possible echoes between extremely different historical periods and geographical areas, between the visual arts and live performing arts and, as always, between art history and the humanities, between art history and contemporary designers. Even though every creation is transient, it is still capable of giving rise to other creative actions, even over extremely long distances in space and time.
Several issues will be explored:
A- Ephemeral artists and ephemeral works of art
Possible subjects include any art works that are not intended to be permanent: celebrations and ceremonies; hairstyles, garments, etc. Ephemeral artists will also figure: borrowed or collective ephemeral identities, artists who produce a single artwork or work deliberately intended not to last.
What should we do with ephemeral artworks? The Festival will be interested in attempts to make permanent objects that were not intended to be so. Here one thinks, for instance, of the technical and ethical problems associated with conserving primary artworks devoted to transient ceremonies, copying as a method of salvaging an artwork, reiterating (or not reiterating) performances, etc. These efforts seek to prevent the destruction or transformation of works of art whose use and functions change or works of art where their creator intended them to be fragile or accepted their fragility. This issue may involve speculating whether a conservation procedure may constitute a betrayal of the artist. Performance artists will be invited to give their opinion.
B- Artworks and artists that cannot endure
The fragility and/or obsolescence of some works of art mean that they inevitably degrade or disappear even though their creator's intention was not to make them ephemeral. We will also be interested in changes in taste as well as technology: the transience of fashion, photographs that deteriorate, videos produced on obsolete media, etc.
The transient glory of the artist, the role of the historian and the dealer or marketing man in determining the durability or briefness of an artistic career will not be overlooked. If, as Andy Warhol said, "In the future, everyone will be world-famous for 15 minutes", who can demand more and who will decide who enjoys a century of fame?
C- Staging permanence and staging the ephemeral
Art history and museums create memories and preserve artistic activity. Although temporary exhibitions of works of art predate the construction of museums, they became particularly well-established in the 20th century. How do permanent and temporary presentation of artworks in cultural institutions fit together? The event-based nature of temporary exhibitions monopolises media attention. Is there not a risk of them overshadowing permanent art collections? The views of professionals (curators, conservation experts, stage designers, etc.) should throw light on these issues.
D- Artworks that attempt to depict the ephemeral
How do the visual arts represent movement, objects that are instantaneous and perishable? From vanity to photography, the ephemeral is more than simply a topic. Formal, technical and iconographical research are all combined in art’s common urge to challenge or emphasise the fragility of life and the evanescence of memory.
Cinema, video and the multimedia installations built by contemporary artists are obviously the most striking representations of the ephemeral: the image and the onlooker’s gaze are caught up in an endless dialectic of impermanence (the time sequence) and memory.
"If time does not attack an artwork, it savages the workman. To sum up: these trunks full of sap, these vivid colours, these golds washed by the rain and extinguished by the sun.
(...)
Rebellion: let us honour the ages in their successive decays and the voracity of time"
(Victor Segalen, Aux dix mille années)
The Art History Forum:
The Forum is divided up into three sections:
1-Museum and historic monument news
A talk on exhibitions during the coming year, recent acquisitions, restoration work started or completed during the previous year, inauguration of new museum facilities in the previous or coming year, previously private or closed monuments, etc. Suggested debate topics on possible policies, their means and ends will also be welcome.
2-Art history research and publication news (books and reviews, hardcopy and electronic)
The Festival seeks to reflect recent art history research: talks on recently created online or off-line reviews and monographs and collective research publications published within the last two years are expected. Contributions are likely to throw light on novel methods and new resources made available, in particular, by developments in digital technology.
3-Art market news. In 2013: the market for performance artists
This year, the Festival aims to put the spotlight on one particular aspect of the work of professionals in the art market: developing the work of performance artists. By inviting contributions from artists, gallery owners and auction houses, the Festival would like to promote wider understanding of how the market for performance artists is created and developed. Contributions that provide a historical perspective will also be appreciated. Artist selection, presentation methods and the ways in which artists' works are sold have evolved considerably since the 19th century. Nowadays when the Web allows an artist to make his or her work widely known with hitherto unknown speed and when artistic settings can be viewed on the Internet, what is the position and the role of a gallery or auction house?
Participation arrangements:
Contributors have the choice of participating in several formats:
- Conference or Debate: no more than 1 to 3 people, including moderator, 45 minutes.
- Round Table: up to 5 people, including moderator, 1 hour 45 minutes.
- Work under Scrutiny: up to 3 people, including moderator, 1 hour 15 minutes. Work under Scrutiny is intended to place a single work, chosen with reference to that year's theme, under the spotlight for review by three specialists who work in different disciplines or periods.
Contributors are invited to make their presentation verbal and accessible in order to facilitate exchanges of ideas between contributors and the audience which will consist not only of researchers and people with managerial responsibilities in institutions, teachers and students or players in the arts world but also large numbers of enthusiasts and interested individuals who are less familiar with scientific discourse and its conventions.
Arrangements for submitting and selecting proposed contributions:
The Festival's Scientific Committee will be tasked with examining proposed contributions. The selection criteria will of course be based on scientific quality but take into account the variety of subjects dealt with so as to provide the widest possible vista.
Submitted projects must be presented as follows: project title, summary in 300 characters, description of no more than one page (3500 characters), CV. Submissions must be sent exclusively by e-mail to: festivaldelhistoiredelartinha.fr before 31 December 2012. They must be written in French. The Scientific Committee will notify its decisions from 15 February 2013 onwards.
A list of members of the Scientific Committee in 2013 and the schedule for the 2012 edition can be found at: http://festivaldelhistoiredelart.com/
Contact:
Florence Buttay
INHA-DER
2, rue Vivienne
75002 Paris
festivaldelhistoiredelartinha.fr
Quellennachweis:
CFP: Festival de l’histoire de l’art (Fontainebleau, 31 May - 2 Jun 13). In: ArtHist.net, 03.10.2012. Letzter Zugriff 06.04.2026. <https://arthist.net/archive/3940>.