CFP: The Sixties and the Education of the Architect (Paris, 15-16 May 18)

Cité de l'architecture, Paris and Ensa Paris-Malaquais, 15. - 16.05.2018
Eingabeschluss: 12.01.2018

[English version below]
The Sixties and the education of the architect: International Perspectives

Ce colloque international accompagne l’exposition « Mai 68, l’architecture aussi » qui se tiendra à la Cité de l’architecture et du patrimoine du 14 mai 2018 au 17 octobre 2018, (commissariat Caroline Maniaque, Eléonore Marantz, Jean-Louis Violeau) et propose de s’intéresser dans une perspective internationale à l’enseignement de l’architecture et aux modalités de formation des architectes au cours des années 1960 et 1970, période marquée en France comme dans beaucoup de pays du monde occidental par de profondes recompositions institutionnelles mais aussi politiques, sociales et pédagogiques.
Ce colloque fait suite aux deux journées d’études organisées le 16 et 17 juin 2016 (Ensa Paris-Belleville et INHA) sur les lieux de l’enseignement de l’architecture et du 20 et 21 octobre 2016 sur les pédagogies mises en œuvre dans les écoles d’architecture en France en France (Cité de l’architecture et du Patrimoine et Ensa Normandie).

Argumentaire
Le point d’orgue qu’a marqué le mois de mai 68 en France dans l’enseignement de l’architecture s’inscrit dans une perspective plus large, temporelle - à partir de l’après-guerre et jusqu’aux années 1970 -, mais aussi géographique - avec des confrontations internationales. Le congrès de l’UIA en 1965 qui se tient à Paris est consacré à la formation de l’architecte ; l’UNESCO publie en 1970 un rapport sur ce même sujet ; un colloque international « enseignement et architecture » dans les écoles européennes est organisé par la société des architectes SADG en juin 1978. Il s’agira avec le colloque de mai 2018 de revenir sur les formes que prennent les pédagogies en architecture, particulièrement interrogées dans les années 1960 et 1970 sur la scène internationale. Différents facteurs contribuent à légitimer les changements de paradigmes de la théorie architecturale mais aussi des alternatives constructives, notamment sur des thèmes tels que l’écologie ou l’environnement. Les contenus de l’enseignement s’ouvrent aussi largement aux sciences humaines ainsi qu’aux expérimentations mathématiques et informatiques. Comment évoluent-elles à l’aune des nombreuses critiques et réflexions dont elles sont l’objet, mais aussi au fil des mouvements contestataires et des réformes successives des études ?

Le « moment 68 » a-t-il été un moment particulièrement propice au renouvellement des enseignements ? Quels types d’architectes les écoles et départements d’architecture veulent-ils promouvoir ? La vague réformatrice de ces années-là, que l’on peut repérer tant aux Etats-Unis qu’en Italie, a-t-elle donné lieu à de nouvelles façons de penser le rôle des architectes ? Quels desseins poursuivent les multiples expériences pédagogiques engagées ? Les innovations pédagogiques en Angleterre, en Belgique, en Hollande, en Allemagne, en Suisse, en Italie ont-elles été perçues en France ? Ont-elles été adoptées ou adaptées ?

Ce colloque international permettra de documenter plus particulièrement les pratiques pédagogiques liées à la formation des architectes entre la fin des années cinquante et le début des années quatre-vingt, en Europe, en Amérique du Nord, du Sud et ailleurs. . Au travers de contributions thématisées, il s’agit de cartographier une série d’expériences pédagogiques à l’échelle internationale, d’évaluer dans quelle mesure elles ont « fabriqué » des architectes prêts à embrasser la diversité des métiers de l’architecture ou, a contrario, à prendre des positions culturelles et politiques plus différenciées.

On peut rappeler ici quelques ouvrages permettant d’évaluer la formation des architectes en Europe et aux Etats-Unis. Plusieurs universités ont célébré le centenaire des programmes en architecture en proposant des ouvrages rétrospectifs, tel celui produit par Joan Ockman et Rebecca Williamson, Architecture School : Three Centuries of Educating Architects in North America, (Cambridge, MA, MIT Press, 2012). Richard Hayes a pour sa part pris en compte le dispositif pédagogique Design-Build mis en place par Charles Moore à Yale en 1967, dans The Yale Building Project. The First 40 Years (New Haven, Yale University Press, 2007). Quant à Pedro Bandeira, il considère l’enseignement alternatif à l’école d’architecture. Pedro Bandeira (dir. ), Porto School: B side / An oral history (1968-1978) (Guimaraes, A OFICINA, CIPRL, 2014). On rappelle ici aussi les travaux menés par Beatriz Colomina et ses étudiants en doctorat à Princeton University, Radical Pedagogies, présentés à la Biennale de Venise en 2014.

Les contributions pourront par conséquent aborder :
1. Les itinéraires et les parcours biographiques des acteurs clés de l’enseignement à l’échelle internationale;
2. Les actions publiques ou privées en faveur de telle ou telle pédagogie ; les injonctions politiques ou économiques dans le renouvellement des enseignements ;
3. La relation au sein des équipes pédagogiques entre l’enseignement du projet architectural, les arts plastiques, les sciences dures, les sciences humaines et sociales. Les liens des pédagogues en architecture avec ceux de l’université ou des écoles d’ingénieurs ;
4. Les circulations des pédagogues et des pédagogies (au vu notamment des nominations d’enseignants) ; les effets d’ « écoles » dans l’école ; l’implication des enseignants venant d’univers géographiques lointains et leur rôle dans le renouvellement du curriculum;
5. Les modalités et les supports de l’enseignement : l’impact des nouveaux outils de transcription de la réalité – magnétophone, film super 8 – dans les rendus des étudiants ; le rôle des livres, des cours imprimés, des objets dans la transmission du savoir ; le rôle de la photographie dans l’apprentissage ; le rôle des vidéos ; les workshops : les expériences d’apprentissage de l’échelle 1.

Comité d’organisation
Anne Debarre (ENSA Malaquais, ACS-UMR AUSser 3329), Caroline Maniaque (ENSA de Normandie, ATE), Eléonore Marantz (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, HiCSA), Jean-Louis Violeau (ENSA Nantes, CRENAU-UMR AAU)

Comité scientifique : Valter Balducci (ENSA Normandie, ATE), Marie-Hélène Contal (Cité de l’architecture et du patrimoine), Marco Cremaschi (SciencesPo UMR 8239 Centre d’études européennes et de politique comparée), Anne Debarre (ENSA Malaquais, ACS-UMR AUSser 3329), Caroline Maniaque (ENSA de Normandie, ATE), Eléonore Marantz (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, HiCSA), Joaquim Moreno (Université autonome, Lisbonne), Laurent Stadler (ETH Zürich – Institut GTA), Estelle Thibault (Ensa Paris-Belleville, Ipraus-UMR AUSser 3329), Panayotis Tournikiotis (Ecole d’architecture, National Technical University of Athens), Jean-Louis Violeau (ENSA Nantes, CRENAU-UMR AAU)

Institutions partenaires : HiCSA (Équipe d’accueil 4100, Histoire culturelle et sociale de l’art), université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; ATE Normandie (Équipe d’accueil 7464, Architecture, territoire, environnement), ENSA Normandie; Cité de l’architecture et du patrimoine ; Laboratoire ACS-UMR AUSser CNRS/MCC 3329, ENSA Paris-Malaquais; CRENAU-UMR AAU, ENSA Nantes

Modalités de proposition
Les propositions de communication comprendront :
- un résumé de 1 500 signes précisant le titre de la communication, les sources qu’elle mobilise et les points forts de son argumentaire ;
- quelques mots-clés reflétant les problématiques abordées ;
- ainsi qu’une courte présentation bio-bibliographique de l’auteur (notice de 500 signes précisant le nom sous lequel il souhaite être cité, un contact téléphonique, un courriel et son affiliation institutionnelle).

Calendrier
Ouverture de l’appel à contributions : 27 novembre 2017
Date limite pour réception des propositions : 12 janvier 2018
Envoi des décisions : 13 février 2018 au plus tard
Réception du texte d’intervention : 14 avril 2018 au plus tard
Colloque : 15 et 16 mai 2018

Les propositions de contributions devront parvenir au plus tard
le 12 janvier 2018 à ces adresses :

annedebarrewanadoo.fr
caroline.maniaquerouen.archi.fr

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This international conference accompanies the exhibition May 68, Architecture Also which will be held at the Cité de l’architecture et du patrimoine, from May 14 to October 17, 2018 (Caroline Maniaque, Eléonore Marantz, Jean-Louis Violeau, curators). The aim is to investigate from an international perspective how architecture was taught in the 1960s and 1970s. This is a period that in France and in many other countries in the West, was marked by radical institutional upheaval and social, political and pedagogic changes.
This conference follows on from two workshops. The first was held on 16th and 17th June 2016 at the Ecole nationale supérieure d’architecture Paris-Belleville and the Institut national d’histoire de l’art. It focused on the building of schools of architecture. The second was held on 20th and 21st October 2016, on news systems of education introduced in schools of architecture in France and elsewhere (Cité de l’architecture et du patrimoine and Ecole nationale supérieure d’architecture, Normandie).
Argument
The upheaval in teaching of architecture in France in May 68 had a wider context, both in time – from the war to the 1970s – and geographically, with international connections.
The 1965 conference of the International Union of Architects that was held in Paris in 1965 was dedicated to architectural education. The same theme was picked up in a report published by Unesco. In 1978 an international conference on teaching and architecture in European schools was organized by the Société des architectes diplômés par le gouvernement (SADG). The conference of May 2018 will investigate different forms of international architectural education, and in particular those of the sixties and seventies. Changes to architectural theory were determined by many factors including alternative forms of construction and ecological and environmental issues. Architectural teaching was opened up to the Humanities as well as to mathematical and computerized experimentations. How did these initiatives fare in the face of the critical debate to which they were subjected but also the successive reforms that followed.
Was the citation “68 Moment” particularly fertile for the renewal of teaching? What kind of architects did the architectural schools wish to produce? Did the wave of changes in pedagogy in that period – that can be seen in the United States and in Italy – introduce new ways of thinking about the role of the architects? What was the aim of the many experiments in architectural teaching that were undertaken? What was the influence in France of innovations in England, Belgium, Holland, Germany, Switzerland and in Italy? How were they adopted or adapted?
This international conference aims to provide a better understanding of the pedagogical theories underlying architectural education from the end of the fifties to the beginning of the eighties in Europe, the Americas and elsewhere. To what extent did these create a generation of architects prepared to master the diversity of architectural skills or, alternatively, to take up theoretical, cultural and political positions?
A number of publications already deal with architectural education in Europe and in the United States. Several universities have published retrospective studies such as that of Joan Ockman and Rebecca Williamson, Architecture School : Three Centuries of Educating Architects in North America, (Cambridge, MA, MIT Press, 2012 . Richard Hayes studied the Design-build program established by Charles Moore at Yale in 1967, in his The Yale Building Project. The First 40 Years (New Haven, Yale University Press, 2007). In Portugal, Pedro Bandeira analyzed alternative education in his Porto School B in his Porto School: B side / An oral history (1968-1978) (Guimaraes, A OFICINA, CIPRL, 2014). Beatriz Colomina and her doctoral students at Princeton presented their research program Radical Pedagogies at the Venice Biennale in 2014.
Suggested topics include:
1. Biographical details and travels of key figures in architectural education.
2. Political or economic factors determining pedagogic changes.
3. The balance between studio teaching, the Fine Arts, the Sciences, the Humanities and Social Sciences. Links between architectural schools, universities and polytechnics.
4. The experience of students and teachers absorbing urbanism, architecture, industrial design and communication.
5. The role of particular groups within schools of architecture. The impact of teachers from schools overseas and their role in the renewal of the curriculum.
6. New techniques of teaching such as tape recorders, super8 films, video. New forms of student presentation including publication, workshops and full-scale construction.

Conference proposals
Please include:
1. An abstract of 250 words specifying your title, the sources you will draw on and the main points of your arguments
2. Some keywords reflecting the subject you deal with
3. A short personal resumé of 100 words, including your name, telephone contct number, email and institutional affiliation
Timetable
Call for papers opens November 27, 2017
Deadline: January 12, 2018
Selection: before February 13, 2018
Submission of texts: before April 14, 2018
Conference: May 15 and 16, 2018

Please send your proposal to:

annedebarrewanadoo.fr
caroline.maniaquerouen.archi.fr

Quellennachweis:
CFP: The Sixties and the Education of the Architect (Paris, 15-16 May 18). In: ArtHist.net, 07.12.2017. Letzter Zugriff 12.12.2017. <https://arthist.net/archive/16914>.

Beiträger: Caroline Maniaque, Ecole nationale supérieure d'architecture Normandie

Beitrag veröffentlicht am: 07.12.2017

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