Appel à contributions pour une numéro de la revue « Rubriques ».
Comme d’autres sujets, la guerre fait désormais l’objet de studies, lesquelles se caractérisent par leur approche interdisciplinaire d’un thème. Alors que les strategic studies, développées aux États-Unis après 1945, considéraient la guerre comme « un outil militaire au service du politique », les war studies la voient comme « un fait social qui touche à l’ensemble des domaines de l’action humaine » (Holeindre et Taillat, 2015). Les recherches se tournent alors peu à peu vers l’expérience des soldats, s’intéressent à tous les acteurs et actrices, se diversifient en prenant en compte les impacts psychologiques de la guerre et sa mémoire (voir Evans, 2007). C’est parmi ces nouvelles perspectives que la question des représentations de la guerre trouve sa place.
Comme souvent dans l’histoire des représentations, celle de la guerre a fait l’objet de subdivisions séculaires et disciplinaires. Bien qu’on leur connaisse des influences et des héros communs, les guerres médiévales, en particulier, sont rarement mises en relation avec les conflits armés du XVIe siècle, lesquels sont davantage reliés à ceux de la période moderne et contemporaine – on pense par exemple à la figure du chevalier Bayard (Deruelle et Vissière, 2021) ou à Gaston de Foix (Barreto, 2015). De même, les textes de guerre des littéraires et historiens ne sont que ponctuellement envisagés avec les images des historiens de l’art. Ces deux corpus, écrits et visuels, partagent pourtant des supports, et s’inscrivent dans un même imaginaire qui pousse à les appréhender ensemble, dans une histoire culturelle commune. S’ils sont désormais légion, les travaux traitant des rapports entre textes et images ne portent pas spécifiquement sur la guerre. (On peut malgré tout noter l’existence du groupe de recherche Guerres Espaces Représentations lié à l’Université Bordeaux Montaigne, dont les membres traitent de représentations textuelles et visuelles de la guerre à différentes époques ; sur l’histoire culturelle, voir Burke, 2022.)
L’objectif de ce numéro de Rubriques est alors double : il s’agit de penser l’interaction entre les textes et images de guerre, en s’inscrivant sur un temps long en amont de la Renaissance, du Moyen Âge au XVIe siècle.
Écrire la guerre, du Moyen Âge au XVIe siècle
Pour la période médiévale, la guerre est une réalité qui peut prendre différentes formes, de la lutte seigneuriale à la croisade. Avec pour socle la pensée augustinienne sur la « guerre juste » (Augustin, 2010), elle fait l’objet de réflexions théologiques, philosophiques et éthiques sur sa légitimité ; on s’interroge aussi sur ses aspects tactiques en se reposant surtout sur les Stratagemata de Frontin et le De Re militari de Végèce (Contamine, 1999). Dans l’ordre social, la guerre apparaît comme la raison d’être de la chevalerie, lui permettant de prouver son mérite (Kaeuper, 2016). Racontée dans les chroniques qui témoignent des événements du temps, elle est aussi un sujet central dans bon nombre de textes fictionnels médiévaux. Dans les dix dernières années, plusieurs ouvrages se sont emparés du sujet. Parmi eux, en 2016, la thèse de Marion Bonansea a fait date en étudiant les chansons de geste et romans arthuriens en prose des xiie et xiiie siècles (Bonansea, 2016). Trois ans plus tard, en 2019, le numéro spécial L’écriture de la guerre au Moyen Âge de la revue Moyen Âge avait pour but de définir une poétique du récit de guerre, en s’appuyant sur un corpus plus vaste encore : des discours fictionnels (chansons de geste et romans), historiques (chroniques de croisade et chroniques universelles) et didactiques (œuvres allégoriques, traités) ; le volume affichait aussi une vision transhistorique du war narrative puisqu’il proposait en annexe des parallèles entre des textes médiévaux et modernes (Croizy-Naquet et Szkilnik, 2019). En 2022, les actes du colloque Émergences d’une littérature militaire en français (XIIe-XVe siècles) ont permis de réunir des historiens, littéraires et philologues autour d’œuvres à la dimension didactique plus affirmée (Biu et Ducos, 2022). Ces dernières années, enfin, les travaux des historiens médiévistes comme L. Vissière (Vaivre et Vissière, 2014 ; Vissière, 2015, 2018a, 2018b, 2018c ; Trévisi et Vissière, 2016), Ch. Masson (Masson, 2016, 2020 ; Dubourg et Masson, 2025) ou P. Courroux (Courroux, 2019, 2020a, 2020b, 2021, 2022) ont porté sur l’écriture et l’expérience de la guerre, témoignant de l’inscription de la discipline dans les war studies.
Associer les périodes « médiévales » et « renaissantes » s’impose d’autant plus que, pour le XVIe siècle, les études récentes ont relativisé l’idée d’une « révolution militaire » et fait apparaître les continuités des pratiques et plus encore des représentations de la guerre, le XVIe siècle ne pouvant plus être décrit, ainsi qu’il l’a longtemps été, comme le temps du crépuscule de la chevalerie, dont les valeurs restent vivaces, comme l’ont montré les travaux de Benjamin Deruelle (Deruelle, 2015). C’est d’ailleurs sur une plus longue période qu’un « siècle » arbitrairement isolé que l’on considère désormais l’importance des mutations techniques comme l’artillerie ou l’évolution de la poliorcétique et des fortifications. Il n’en reste pas moins qu’aux XVe et XVIe siècles les représentations de la guerre subissent des influences croisées. Sur le plan de l’image, l’imprimé permet l’ample diffusion des romans de chevalerie, largement réimprimés jusqu’au mitan du XVIe siècle et qui ne disparaissent pas dans les bibliothèques dans les décennies suivantes. L’imaginaire de la monarchie et de la noblesse continue d’exalter la culture chevaleresque, tant dans l’art peint et sculpté que dans les manuscrits offerts aux princes, les tournois, les entrées royales et les publications qui en découlent.
À cette culture cependant, l’humanisme vient apporter ses ressources, ses images, ses fantasmes. L’humanisme militaire a récemment fait l’objet d’études qui mettent l’accent sur des visées réformatrices inspirées des Anciens (Verrier, 1997), dont témoigne le succès européen de l’Art de la guerre de Machiavel et de sa paraphrase française, les Instructions sur le faict de la guerre (1548). Ces visées touchent à l’image la noblesse, appelée à se réformer par la connaissance de l’histoire, de l’art militaire et de ses ruses (Piettre, 2021, 2022a), comme en témoignent notamment les œuvres de Rabelais (La Charité, 2017 ; Cornilliat, 2022 ; Piettre, 2026). Enfin, les études sur l’imaginaire se sont largement développées en insistant à la fois sur la violence et les émotions suscitées par la guerre, ses images et ses récits (Trévisi et Vissière, 2016 ; Bastien, Deruelle et Roy, 2021). Mais plus rares sont les études qui font le lien entre texte et image, comme l’article de Daniel Ménager consacré au récit de guerre à la Renaissance, qui rapproche les tableaux de Léonard avec les récits de Guichardin ou des frères Du Bellay (Ménager, 2005). Les études consacrées aux Mémoires militaires ont cependant montré l’importance des représentations allégoriques associées à la guerre, comme celle de la Fortune (Viaud, 2021), tout en insistant par ailleurs sur la culture rhétorique qui donne à voir les batailles par les procédés classiques de l’ekphrasis et de l’hypotypose, par lesquels le texte produit une image mentale (Piettre, 2022b).
Imager la guerre, du Moyen Âge au XVIe siècle
Comme pour les textes, l’étude des images de guerre a fait l’objet de publications majeures dans les dernières années de la critique française. L’approche des représentations modernes et contemporaines, à partir du XVIe siècle, a d’abord été historique et formelle dans le volume Peindre la guerre (2009) ; il s’agissait d’identifier les solutions plastiques utilisées pour donner à voir la réalité complexe de bataille, laquelle est toujours un événement construit, dont la représentation est « nourrie d’une mythologie, qu’elle soit romantique, conquérante ou totalitaire » (Delaplanche et Sanson, 2009, p. 5). La même approche transéculaire et formelle a été adoptée dans le volume Vivre la bataille ? Expérience et participation dans les arts, XVe-XXIe siècle (2023), avec un accent supplémentaire mis sur la réception du spectateur. Ce dernier, face à une image de bataille, était d’abord sollicité par le regard et l’imagination, jusqu’à un moment de bascule acté au XIXe siècle : le panorama constitue alors un changement d’échelle si important que la bataille n’est plus une simple représentation mais une « véritable illusion, à travers une immersion sensorielle » (Barreto, Delon et Lafille, 2023, p. 10). Il faut ajouter à ces deux volumes la publication de la thèse de Pauline Lafille, Peindre pour la mémoire. La bataille dans la peinture italienne du XVIe siècle, dans laquelle l’historienne de l’art s’inspire de l’histoire culturelle pour étudier la scène de bataille, « en s’intéressant à ses usages politiques et sociaux, à son iconographie et à l’évolution de ses formes artistiques » (Lafille, 2024, p. 17).
Mais toutes ces études, transdisplinaires et transéculaires, prennent pour point de départ la peinture du XVIe siècle. En amont de la Renaissance, les siècles du Moyen Âge n’ont fait l’objet d’aucune somme similaire. Si les récits de guerre ont été commentés dans plusieurs travaux récents, les miniatures des manuscrits, les tentures, les vitraux ou les plafonds peints qui rendent compte de faits militaires n’ont pas été envisagés de manière systématique (ainsi la thèse de Raigniac, 2023, portait uniquement sur le corpus des Chroniques de Froissart). L’étude des images de guerre antérieures se limite généralement à les considérer comme une source d’information pour l’historien (par exemple, pour mieux comprendre les tactiques militaires dans Porter, 1998 ; Viallon, 2015), et il faut consulter des articles sur des œuvres précises ou sur un thème plus général, comme la violence, pour voir apparaître quelques analyses (Raynaud, 1994).
Axes de réflexion
Pour envisager ensemble textes et images de guerre, du Moyen Âge au XVIe siècle, plusieurs axes sont à privilégier.
L’approche peut d’abord être historique : en enjambant les bornes chronologiques traditionnelles, il s’agit de compléter l’histoire des représentations de la guerre. On pourra ainsi identifier des textes et images clés qui construisent un imaginaire culturel, mais aussi des lieux, des personnes et des supports qui assurent leur transmission. Le passage du livre manuscrit à l’imprimé apparaît par exemple comme un laboratoire, où les textes des copistes et les miniatures des peintres inspirent les premiers éditeurs parisiens et lyonnais (Bonicoli, 2022).
Car imager les conflits armés n’est pas (seulement) une affaire personnelle : pour représenter la réalité complexe qu’est la bataille et la guerre en général, chaque auteur, artiste ou artisan dispose de modèles (bibliques, antiques, historiographiques, romanesques...) qu’il actualise. Un enjeu est alors d’identifier ces nombreux patrons, dans le but de construire une poétique des représentations de la guerre. Sans pour autant penser qu’il existe une grammaire stable du Moyen Âge au XVIe siècle, la récurrence de certaines scènes et détails invite à penser un index de motifs, tant visuels que textuels. En effet, au-delà de la bataille terrestre, qui est le paroxysme des événements militaires (sur cette construction de la bataille comme événement, voir Duby, 1973 ; Keegan, 1993 [1976], et plus récemment Chaline, 2005 ; Boltanski, Lagadec et Mercier, 2015), d’autres topoi abondent : le siège, la bataille navale, la chevauchée, l’embuscade, le conseil avant la bataille rangée et la poursuite des vaincus après… À partir de 1620-1630, on distingue trois types de scènes de bataille : la peinture d’histoire, la peinture topographique, et la bataille générique (voir Delaplanche, 2011) ; entre le XVe siècle et le début du XVIIe siècle en revanche, Pauline Lafille remarque que la critique parle précautionneusement de « représentation » de bataille, d’« image », de « depiction » en anglais, et de « Bild » en allemand, pour évoquer ce « corpus kaléidoscopique » des « battaglie » et de « stori[e] della battaglia » (Lafille, 2024, p. 15-16).
On pourra aussi réfléchir à l’importance de l’image comme outil de réflexion et support de vulgarisation d’une pensée de la guerre. À l’âge de l’imprimé, l’utilisation des diagrammes par Machiavel dans son Art de la guerre, les gravures qui accompagnent le traité des fortifications de Dürer, l’édition par Guillaume Budé de Végèce et Frontin, ou encore les cartes qui illustrent certains occasionnels racontant une bataille, font des écrits militaires des écrits mixtes qui appellent une réflexion intermédiale.
Enfin, l’histoire des représentations de la guerre doit s’accompagner d’une étude de leurs réceptions et pratiques. Comment ces textes et images, sur différents supports, sont-ils utilisés ? Les vitraux et les miniatures d’ouvrages de piété permettent-ils par exemple de soutenir un discours moral et religieux sur la guerre ? Dans les cours et les foyers, comment la violence esthétisée des batailles participe-t-elle à la culture de guerre ? Plus loin dans le temps, comment les textes et images de guerre passées forgent-elles le discours épique d’œuvres modernes (voir Besson et Poulain-Gautret, 2018) ?
Direction du numéro
Lionel Piettre, Aix Marseille Université (CIELAM).
Clara de Raigniac, Université de Lille (ALITHILA).
Comité scientifique
Benjamin Deruelle, Professeur d’histoire moderne, Université du Québec à Montréal.
Claude La Charité, Professeur de littérature, Université du Québec à Rimouski.
Pauline Lafille, MCF en histoire de l’art moderne et contemporain, Université de Limoges.
Michelle Szkilnik Professeur émérite de littérature du Moyen Âge, Université Sorbonne Nouvelle.
Laurent Vissière, Professeur des Universités en histoire médiévale, Université d’Angers.
Calendrier et consignes
Les propositions d’articles (250-300 mots) peuvent être soumises jusqu’au 1er avril 2026 à lionel.piettreuniv-amu.fr et clara.de-raigniacuniv-lille.fr, accompagnées d’une courte notice-bio-bibliographique. Le comité donnera sa réponse début mai 2026.
Les articles dont les propositions seront retenues seront à rendre pour le 1er octobre 2026 et ne devront pas dépasser 40 000 signes. Les consignes (à lire avant de commencer à rédiger) sont précisées sur le site de la revue : https://utpictura18.univ-amu.fr/consignes-mise-en-page-articles
Bibliographie
AUGUSTIN, Paix et guerre selon saint Augustin, trad. Pierre-Yves Fux, Paris, J.-P. Migne, 2010.
BARRETO Joana, Voir Gaston de Foix 1512-2012. Métamorphoses européennes d’un héros paradoxal, Paris, PUPS, 2015.
BARRETO, Joana, DELON, Gaspard et LAFILLE, Pauline, dir., Vivre la bataille ? Expérience et participation dans les arts, XVe-XXIe siècle, Rennes, PU de Rennes, 2023.
BASTIEN, Pascal, DERUELLE, Benjamin, et ROY, Lyse, dir., Émotions en bataille, XVIe-XVIIIe siècle : sentiments, sensibilités et communautés d’émotions de la première modernité, Paris, Hermann, 2021.
BESSON, Anne et POULAIN-GAUTRET, Emmanuelle, dir., Combattre (comme) au Moyen Âge : Relectures du Moyen Âge, Bien dire et bien aprandre, 33, 2018.
BIU, Hélène et DUCOS, Joëlle, dir., Émergences d’une littérature militaire en français (XIIe-XVe siècle), Paris, Honoré Champion, 2022.
BOLTANSKI, Ariane, LAGADEC, Yann et MERCIER, Franck, dir., La bataille : du fait d’armes au combat idéologique XIe-XIXe siècle, Rennes, PU de Rennes, 2015.
BONANSEA, Marion, Le discours de la guerre dans la chanson de geste et le roman arthurien en prose, Paris, Honoré Champion, 2016.
BONICOLI, Louis-Gabriel, « Illustrer la littérature militaire dans les premières éditions imprimées : l’exemple des ouvrages publiés par Antoine Vérard », in BIU, Hélène et DUCOS, Joëlle, dir., Émergences d’une littérature militaire en français (XIIe-XVe siècle), Paris, Honoré Champion, 2022.
BROWN-Grant, Rosalind, « Perspectives sur la guerre : l’apport textuel et visuel des romans en prose bourguignons », in CROIZY-NAQUET, Catherine et SZKILNIK, Michelle, dir., L’écriture de la guerre au Moyen Âge. Le Moyen Âge, CXXV, Paris, De Boeck Supérieur, 2019, p. 111-128.
CHALINE, Olivier, « La bataille comme objet d’histoire », Francia. Forschungen zur westeuropäischen Geschichte, vol. 32, 2005, p. 1‑14.
CONTAMINE, Philippe, La guerre au Moyen Âge, Paris, PUF, 1999, p. 354-355.
CORNILLIAT, François, « “Cautelles et ruzes” chez Bouchet et Rabelais – Panegyric, Pantagruel, Gargantua », in GARNIER, Isabelle, et al., dir., Narrations fabuleuses. Mélanges en l’honneur de Mireille Huchon, Paris, Classiques Garnier, 2022, p. 233‑246.
COURROUX , Pierre, « Interprétation, réception et recréation des désastres militaires romains au Moyen Âge », Pallas. Revue d’études antiques, vol. 110, 2019, p. 383‑400.
COURROUX, Pierre, « Remarks on the Use of Numbers by Medieval Chroniclers in Battle Narratives », Medieval Chronicles, vol. 13, 2020, p. 59‑80.
COURROUX, Pierre, « What Types of Sources Did Medieval Chroniclers Use to Narrate Battles? (England and France, Twelfth to Fifteenth centuries) », Journal of Medieval Military History, vol. 18, 2020, p. 117‑142.
COURROUX, Pierre, « Le roi combattant dans les chroniques de l’espace Plantagenêt », in AURELL, Martin, dir., Gouverner l’empire Plantagenêt (1152-1224) : Autorité, symboles, idéologie, Nantes, Éditions 303, 2021, p. 119‑133.
COURROUX, Pierre, « La topique des batailles chez les chroniqueurs normands du XIIe siècle », in PAQUET, Fabien, et LECOUTEUX, Stéphane, dir., Maîtriser le temps et façonner l’histoire : les historiens normands au Moyen Âge, éd. Caen, PU de Caen, 2022, p. 269‑281.
COURROUX, Pierre, « The Wise Knight Who did not Want to Fight. Origins », in 10e conférence de la Medieval Chronicle Society, Nancy, à paraître.
CROIZY-NAQUET, Catherine et SZKILNIK, Michelle, dir., L’écriture de la guerre au Moyen Âge. Le Moyen Âge, CXXV, Paris, De Boeck Supérieur, 2019.
DELAPLANCHE, Jérôme et SANSON, Axel, Peindre la guerre, Paris, N. Chaudun, 2009.
DELAPLANCHE, Jérôme, « Pour une approche typologique de la peinture de bataille du XVIIe siècle », Les Cahiers de la Méditerranée, n° 83, décembre 2011, p. 111-118.
DERUELLE, Benjamin, De papier, de fer et de sang: chevaliers et chevalerie à l’épreuve de la modernité (ca 1460-ca 1620), Paris, Publications de la Sorbonne, 2015.
DERUELLE, Benjamin, VISSIÈRE, Laurent, dir., L’énigme Bayard : une figure européenne de l’humanisme guerrier, Tours, PU François Rabelais, 2021.
DUBOURG, Ninon et MASSON, Christophe, dir., Disability and War in the Late Middle Ages. Becoming, Surviving, Managing, Leeds, ARC Humanities Press, 2025.
DUBY, Georges, Le Dimanche de Bouvines, Paris, Gallimard, 1973.
EVANS, Martin, « Opening up the Battlefield: War Studies and the Cultural Turn », Journal of War & Culture Studies, vol. 1, n° 1, 2007, p. 47-51.
HOLEINDRE, Jean-Vincent et TAILLAT, Stéphane, « Des Strategic Studies aux War Studies : la structuration d’un champ d’études », in Guerre et stratégie, Paris, PUF, 2015, p. 511.
KAEUPER, Richard W., Medieval Chivalry, Cambridge, Cambridge University Press, 2016.
KEEGAN, John, Anatomie de la bataille, trad. J. Colonna, Paris, Robert Laffont, 1993 [1976].
LA CHARITÉ, Claude, « Rabelais et l’humanisme militaire dans Gargantua : Légions contre caterve et décurion contre franctopins », Op. Cit. Revue des littératures et des arts, « Agrégation Lettres 2018 », no 17, 2017.
LAFILLE, Pauline, Peindre pour la mémoire. La bataille dans la peinture italienne du XVIe siècle, Tours, Presses universitaires François Rabelais, 2024.
MASSON, Christophe, « Des chevaliers irréfléchis ? Panique et témérité dans les traités d’art militaire (c. 1330-c. 1550) », in TRÉVISI, Marion, et VISSIÈRE, Laurent, dir., Le feu et la folie : l’irrationnel et la guerre, fin du Moyen Âge-1920, Rennes, PU de Rennes, 2016, p. 101‑112.
MASSON, Christophe, « Dire l’homme d’armes du XVe siècle. L’exemple des mémoires et biographies chevaleresques franco-bourguignons », in DERUELLE, Benjamin, DRÉVILLON, Hervé et GAINOT, Bernard, dir., La construction du militaire. Les mots du militaire : dire et se dire militaire en Occident (XVe-XIXe siècle) de la guerre de Cent ans à l’entre-deux-guerres, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2020, t. 3, p. 19‑34.
MÉNAGER, Daniel, « Le récit de bataille », in Écritures de l’histoire (XIVe-XVIe siècle), RÉGNIER-BOHLER, Danielle et MAGNIEN-SIMONIN, Catherine, dir., Genève, Droz, 2005, p. 339‑350.
PIETTRE, Lionel, « “Le singe chez les ânes” : l’instrumentalisation des dédicaces dans L’Histoire de Thucydide Athenien (1527) », Études Épistémè, no 39, 2021, https://doi.org/10.4000/episteme.12248.
PIETTRE, Lionel, « Guillaume du Bellay polumètis », L’Année rabelaisienne, no 6, 2022, p. 373‑392.
PIETTRE, Lionel, L’Ombre de Guillaume Du Bellay sur la pensée historique de la Renaissance, Genève, Droz, 2022.
PIETTRE, Lionel, « Commenter les stratagèmes dans l’œuvre de Rabelais, entre rhétorique et art militaire », Exercices de rhétorique, no 25, 2026, https://doi.org/10.4000/15j7a .
PORTER, Pamela, « The Ways of War in Medieval Manuscript Illumination: Tracing and Assessing the Evidence », in STRICKLAND, Matthew, dir., Armies, Chivalry and Warefare in Medieval Britain and France, Harlaxton Medieval Studies, 7, Stamford, Paul Watkins, 1998, p. 100-114.
RAIGNIAC, Clara de, Un récit de guerre médiéval : les Chroniques de Froissart en leurs manuscrits, thèse sous la direction de Michelle Szkilnik, Sorbonne nouvelle, 2023.
RAYNAUD, Christiane, « La violence dans le Romuléon ou Faits des Romains de Roberto della Porta », dans La violence dans le monde médiéval, éd. Centre universitaire d’études et de recherches médiévales, 1994, p. 272-294.
TRÉVISI, Marion, et VISSIÈRE, Laurent, dir., Le feu et la folie : l’irrationnel et la guerre, fin du Moyen Âge-1920, Rennes, PU de Rennes, 2016.
VAIVRE, Jean-Bernard de, et VISSIÈRE, Tous les deables d’enfer : relations du siège de Rhodes par les Ottomans en 1480, Genève, Droz, 2014.
VERRIER, Frédérique, Les armes de Minerve : l’humanisme militaire dans l’Italie du XVIe siècle, Paris, PUPS, 1997.
VIALLON, Marina, « Fiers destriers : images du cheval de guerre au Moyen Âge », In Situ/ Revue des patrimoines, vol. 27, 2015, URL : https://doi.org/10.4000/insitu.12066.
VIAUD, Alicia, À hauteur humaine: la fortune dans l’écriture de l’histoire, 1560-1600, Genève, Droz, 2021.
VISSIÈRE, Laurent, « La Vierge et la bombarde. Réflexions sur les sièges d’artillerie d’Orléans (1428) à Dijon (1513) », in BOLTANSKI, Ariane, dir., La bataille : du fait d’armes au combat idéologique ; XIe-XIXe siècle, Rennes, PU de Rennes, 2015, p. 51‑64.
VISSIÈRE, Laurent, « Les soldats et leurs chansons dans la France des XVe et XVIe siècles », in BAECHLER, Jean, dir., La guerre et les arts, Paris, Hermann, 2018, p. 135‑151.
VISSIÈRE, Laurent, « Qu’est-ce qu’un siège ? Réflexions autour du fait obsidional (1411-1444) », in BAECHLER, Jean, et CHALINE, Olivier, dir., La bataille, Paris, Hermann, 2018, p. 129‑154.
VISSIÈRE, Laurent, « Sièges empoisonnés. Guerre de siège et maladies à la fin du Moyen Âge », in BAECHLER, Jean, dir., Guerre et Santé, Paris, Hermann, 2018, p. 71‑83.
Reference:
CFP: Utpictura18, revue Rubriques: Écrire et imager la guerre. Moyen Âge – XVIe s.. In: ArtHist.net, Feb 5, 2026 (accessed Feb 6, 2026), <https://arthist.net/archive/51672>.