CFP Feb 15, 2024

Aesthetic canon(s) and pictorial production (Paris, 9-11 Dec 24)

Médiathèque du Patrimoine et de la Photographie, Charenton-le-Pont (France); Institut National d'Histoire de l'Art, Paris; Centre Dominique-Vivant Denon, palais du Louvre, Paris, Dec 9–11, 2024
Deadline: Apr 30, 2024

Clémence Raccah

[French and Spanish version below] A beautiful painting ?
Aesthetic canon(s) and pictorial production within the Spanish Crown territories (16th-19th centuries).

Places: Médiathèque du Patrimoine et de la Photographie, Charenton (9th December), Institut national d’histoire de l’art, Paris, Vasari room (10th December), Centre Dominique-Vivant Denon, Paris (11th December)

The beautiful in the field of Hispanic painting (in the sense of painting produced in the territories of the Spanish Crown) is a notion that is not precisely defined and debated regarding its fundamental character in art history in general, and this in favor of an approach that focuses mainly on the realistic canon of this painting. The Spanish Golden Age, religious painting, still life and its great names (Velázquez, Zurbarán, Ribera, etc.) are all linked to a form of realism or naturalism presented as the most characteristic feature of Spanish painting.
However, some recent publications on the Golden Age itself show a renewed interest and a new approach to the subject, which are also evidenced by the new directions of young researchers in the field of Hispanic painting of the 15th-19th centuries. Moreover, exciting works have already been devoted to the painting produced within colonial America, which highlight the importance of adopting a periodization in which 1700 is not a breaking point for American territories, research on painting in the colonial Philippines is hardly sketched out, and for the other territories of the Crown also it seems obvious that periodization cannot be a fixed given.
Finally, a renewed interest in a historiographical approach to Spanish art history has emerged in the last decade. The history of Hispanic art is therefore undergoing a period of change.

This symposium is devoted to the question of the beautiful in painting produced within the territories of the Spanish Crown (Spain, but also Sicily, Naples, Milan, South Netherlands, Artois, Franche-Comté, as well as the American and Filipino territories) from the 16th century to the early 19th century. It aims to question both the way in which an ideal has been forged in the painting produced in these territories, often associated in historiography with a «realistic» or «naturalist» canon, with all the problems that these terms imply, and the way in which this canon was perceived and received, or even adapted, transformed to the different periods. What was considered beautiful in the paintings produced in the territories under Spanish rule during modern times? What was the aesthetic ideal of the painter and the viewer? Was beauty really the painters' first objective? What about the 18th century, particularly after the dynastic change, and the arrival at the Court of artists from France and Italy? What about the 16th century?

From the historiographic point of view, have the paradigms of Beauty been so modified that they have made Spanish painting lose its signs of recognition (realism, predominance of the religious), and have made it forget? What place should be given in this context to the greatest names in painting (Morales, Ribera, Zurbarán, Velázquez, Goya, etc.)? Can we think of the history of Spanish art by giving them less space in the aesthetic canons associated with it?

This event is dedicated to young researchers, and more specifically to doctoral and postdoctoral students working on one of the aspects described above. These French researchers will be able to enter into dialogue with foreign doctoral students, in particular Spanish ones, who are of course also expected: their presence will make it possible to assess whether there are gaps in their approaches, particularly because of the historiographic traditions on which they are based.

Organization committee:

• RACCAH Clémence (INHA)
• ROMAGNÉ Iris (CY Université and musée du Louvre)
• VINCENT- CASSY, Cécile (CY Cergy Paris Université)

Scientific committee :

• ALCALÁ, Luisa Elena (Universidad Autónoma de Madrid)
• CHASTEL-ROUSSEAU, Charlotte (musée du Louvre)
• ESPIN, Elsa (CY Cergy Paris Université)
• GONZÁLEZ TORNEL, Pablo (Museo de Bellas Artes de Valencia)
• MOLINA MARTÍN, Álvaro (UNED)
• PEREDA Felipe (Harvard University)
• RACCAH, Clémence (INHA)
• VINCENT-CASSY, Cécile (CY Cergy Paris Université)

Contribution proposals in the form of an abstract of a maximum of 200 words and a brief bio-biographical profile must be sent before the 30th April 2024 to clemence.raccahinha.fr, Iris.Romagnelouvre.fr and cecile.vincent-cassycyu.fr
Travel and living expenses will be covered by the organization of the meeting.

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Une belle peinture ?
Canon(s) esthétique(s) et production picturale dans les territoires de la Couronne d'Espagne (XVIe-XIXe siècle)

Dates : 9-10-11 décembre 2024

Lieux : Médiathèque du Patrimoine et de la Photographie, Charenton (9 décembre) ; Institut national d’histoire de l’art, Paris, salle Vasari (10 décembre) ; Centre Dominique-Vivant Denon, Paris (11 décembre)

Le Beau dans le domaine de la peinture hispanique (au sens de peinture produite dans les territoires de la Couronne d’Espagne) est une notion peu précisément définie et débattue au regard de son caractère fondamental dans l’histoire de l’art en général, et ce au profit d’une approche qui se concentre essentiellement sur le canon réaliste de cette peinture. Le Siècle d’Or espagnol, la peinture religieuse, la nature morte, ses grands noms (Velázquez, Zurbarán, Ribera…), sont tous rattachés à une forme de réalisme ou naturalisme présentée comme le trait le plus caractéristique de la peinture espagnole.
Pourtant, quelques récentes publications sur le Siècle d’Or lui-même témoignent d’un regain d’intérêt et d’une nouvelle approche du sujet, que l’on observe également à travers les nouvelles orientations des recherches des jeunes chercheurs dans le domaine de la peinture hispanique des XVe-XIXe siècles. Par ailleurs, si la peinture de l’Amérique coloniale s’est déjà vu consacrer de passionnants travaux, qui mettent notamment en évidence l’importance d’adopter une périodisation dans laquelle 1700 ne constitue pas un point de rupture pour les territoires américains, une recherche sur la peinture dans les Philippines coloniales est à peine esquissée, et pour les autres territoires de la Couronne aussi, il semble évident que la périodisation ne peut être une donnée figée.
Enfin, un regain d’intérêt pour une approche historiographique de l’histoire de l’art espagnol s’est fait jour dans la dernière décennie. L’histoire de l’art hispanique vit donc un moment de mutation.

Ces journées d’études sont consacrées à la question du Beau dans la peinture produite dans les territoires de la Couronne d’Espagne (Espagne actuelle, mais également Sicile, Naples, Milan, Pays-Bas du Sud, Artois, Franche-Comté, ainsi que les territoires américains et philippins) du XVIe siècle au début du XIXe siècle. Elles visent à interroger à la fois la manière dont s’est forgé un idéal dans la peinture produite dans ces territoires, souvent associée dans l’historiographie à un canon « réaliste » ou « naturaliste », avec toutes les problématiques que ces termes impliquent, et la manière dont ce canon a été perçu et reçu, voire adapté, transformé aux différentes périodes. Qu’est-ce qui était considéré comme beau dans la peinture des territoires sous domination espagnole pendant les temps modernes ? Quel était l’idéal esthétique du peintre et du spectateur ? Le Beau était-il vraiment le premier objectif des peintres ? Qu’en est-il en particulier du XVIIIe siècle, après le changement dynastique, et l’arrivée à la Cour d’artistes venus de France et d’Italie ? Et pour le XVIe siècle ?
Du point de vue historiographique, les paradigmes du Beau ont-ils été si modifiés qu’ils ont fait perdre à la peinture espagnole ses signes de reconnaissance (réalisme, prédominance du religieux), et l’ont fait oublier ? Quelle place donner dans ce cadre aux plus grands noms de la peinture (Morales, Ribera, Zurbarán, Velázquez, Goya, etc.) ? Peut-on penser l’histoire de l’art espagnol en leur accordant moins de place dans les canons esthétiques qu’on lui associe ?
Participants : Cette manifestation est consacrée aux jeunes chercheurs français et étrangers, et plus précisément aux doctorants et postdoctorants travaillant sur l’un des aspects décrits ci-dessus.

Comité d’organisation :
• RACCAH Clémence (INHA)
• ROMAGNÉ Iris (CY Université et musée du Louvre)
• VINCENT- CASSY, Cécile (CY Cergy Paris Université)

Comité scientifique :
• ALCALÁ, Luisa Elena (Universidad Autónoma de Madrid)
• CHASTEL-ROUSSEAU, Charlotte (musée du Louvre)
• ESPIN, Elsa (CY Cergy Paris Université)
• GONZÁLEZ TORNEL, Pablo (Museo de Bellas Artes de Valencia)
• MOLINA MARTÍN, Álvaro (UNED)
• PEREDA Felipe (Harvard University)
• RACCAH, Clémence (INHA)
• VINCENT-CASSY, Cécile (CY Cergy Paris Université)

Les propositions de communication (maximum 200 mots, complétés d’une brève présentation bio-bibliographique) sont à transmettre avant le 30 avril 2024 à clemence.raccahinha.fr, Iris.Romagnelouvre.fr et cecile.vincent-cassycyu.fr
Les frais de voyage et de séjour seront pris en charge.

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Lo bello en la pintura
Cánones estéticos y producción pictórica en los territorios de la Corona española (siglos XVI-XIX)

Fechas: 9-10-11 de diciembre 2024

Lugar: Médiathèque du Patrimoine et de la Photographie, Charenton (9 de diciembre) ; Institut national d’histoire de l’art, Paris, Sala Vasari (10 de diciembre) ; Centre Dominique-Vivant Denon, Paris (11 de diciembre)

Lo bello en el ámbito de la pintura hispánica (en el sentido de la pintura producida en los territorios de la Corona española) es una noción poco definida y debatida, a pesar de su carácter fundamental en la historia del arte en general, y cuando lo es se privilegia un enfoque centrado esencialmente en el canon realista de esta pintura. El Siglo de Oro español, la pintura religiosa, el bodegón y sus grandes nombres (Velázquez, Zurbarán, Ribera, etc.) se asocian a una forma de realismo o naturalismo que se presenta como el rasgo más característico de la pintura española.
Sin embargo, algunas publicaciones recientes sobre el propio Siglo de Oro atestiguan un renovado interés y un nuevo enfoque sobre el tema, que se refleja también en las nuevas orientaciones de la investigación de jóvenes estudiosos en el campo de la pintura hispánica de los siglos XV a XIX. Por otra parte, si bien la pintura en la América colonial ya ha sido objeto de algunos trabajos fascinantes, que en particular ponen de relieve la importancia de adoptar una periodización en la que 1700 no constituya un punto de ruptura, la investigación sobre la pintura en las Filipinas coloniales apenas ha sido esbozada, y asimismo, para otros territorios de la Corona parece claro que la periodización no puede ser un dato fijo.
Por último, en la última década ha surgido un renovado interés por un enfoque historiográfico de la historia del arte español. La historia del arte hispánico está, pues, en un periodo de mutación.

Este coloquio está dedicado a la cuestión de lo Bello en la pintura producida en los territorios de la Corona española (la actual España, pero también Sicilia, Nápoles, Milán, los Países Bajos meridionales, el Artois, el Franco Condado, así como los territorios americanos y filipinos) desde el siglo XVI hasta principios del XIX. Su objetivo es examinar tanto el modo en que se forjó un ideal en la pintura producida en estos territorios, a menudo asociado en la historiografía a un canon “realista” o “naturalista”, con todos los problemas que estos términos implican, como el modo en que este canon fue percibido y recibido, o incluso adaptado y transformado, en las distintas épocas. ¿Qué se consideraba bello en la pintura de los territorios bajo dominación española en la Edad Moderna? ¿Cuál era el ideal estético del pintor y del espectador? ¿Era realmente lo bello el objetivo primordial de los pintores? ¿Y cómo considerar el siglo XVIII, tras el cambio dinástico y la llegada a la Corte de artistas procedentes de Francia e Italia? ¿Y el siglo XVI?
Desde un punto de vista historiográfico, ¿se modificaron tanto los paradigmas de lo bello que la pintura española perdió sus señas de identidad (realismo, predominio de lo religioso), cayendo en el olvido? En este contexto, ¿qué lugar deben ocupar los grandes nombres de la pintura (Morales, Ribera, Zurbarán, Velázquez, Goya, etc.)? ¿Es posible pensar la historia del arte español de manera que se les conceda un lugar menor en los cánones estéticos asociados a ella?
Posibles participantes: Esta manifestación se dirige especialmente a los jóvenes investigadores y, más concretamente, a los estudiantes de doctorado y posdoctorado que trabajan en alguno de los aspectos descritos anteriormente. Estos investigadores franceses podrán entablar un diálogo con los doctorandos extranjeros, en particular españoles: su presencia permitirá evaluar si existen diferencias en sus enfoques, en particular debido a las tradiciones historiográficas en las que se basan.

Comité organizador:
• RACCAH Clémence (INHA)
• ROMAGNÉ Iris (CY Université et musée du Louvre)
• VINCENT- CASSY, Cécile (CY Cergy Paris Université)

Comité cientifico:
• ALCALÁ, Luisa Elena (Universidad Autónoma de Madrid)
• CHASTEL-ROUSSEAU, Charlotte (musée du Louvre)
• ESPIN, Elsa (CY Cergy Paris Université)
• GONZÁLEZ TORNEL, Pablo (Museo de Bellas Artes de Valencia)
• MOLINA MARTÍN, Álvaro (UNED)
• PEREDA Felipe (Harvard University)
• RACCAH, Clémence (INHA)
• VINCENT-CASSY, Cécile (CY Cergy Paris Université)

Las propuestas de comunicaciones (máximo 200 palabras, con una breve presentación bio-bibliográfica) deben enviarse para el 30 de abril de 2024 a clemence.raccahinha.fr, Iris.Romagnelouvre.fr y cecile.vincent-cassycyu.fr.
Los gastos de viaje y estancia correrán a cargo de la organización del encuentro.

Reference:
CFP: Aesthetic canon(s) and pictorial production (Paris, 9-11 Dec 24). In: ArtHist.net, Feb 15, 2024 (accessed Apr 14, 2024), <https://arthist.net/archive/41228>.

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