[english version below]
L’HAR et la manière : réflexivité dans l’apprentissage de la recherche
« Why do we dig? Because paleontology is science and science
is about the truth and there is truth in these rocks. »
Dr. Alan Grant in Jurassic World Dominion (Trevorrow C., 2022)
Faire de la science est un enjeu majeur dans le domaine de la recherche. Les sphères les plus légitimes de sa production sont historiquement celles des sciences naturelles. La biologie, l’astronomie ou encore la paléontologie sont autant de disciplines dont nul ne songerait à contester la valeur scientifique. L’artifice aurait été trompeur s’il s’était agi ici de poursuivre en posant la question de la légitimité des humanités au sein du champ scientifique. Les sciences humaines et sociales (SHS) ont depuis longtemps déjà établi leur place parmi les savoirs légitimes et cette journée d’étude n’a pas pour but de réaffirmer la pertinence de leur objet et la rigueur de leur méthode. L’objet de la journée d’étude est plutôt de sonder ce que la dimension scientifique de nos disciplines implique dans notre exercice de la recherche universitaire.
L’Unité de Recherche Histoire des arts et des représentations (HAR), où est organisée cette journée d’étude, est un lieu singulier de la recherche universitaire en histoire et théories des arts et incarne à bien des égards les réflexions qui animent les SHS. Partageant a priori la même organisation fonctionnelle que les laboratoires de sciences naturelles, le laboratoire HAR revendique donc sur la forme aussi la légitimité du travail scientifique qui y est produit. Ainsi, que peut-on dire de la nature de la science émanant de ces lieux a priori dépourvus d’outils permettant une connaissance rationnelle du réel (microscopes, calculateurs, etc.) ? Car, comme le démontrent Latour et Woolgar dans La Vie de laboratoire (1993), la production de la science n’est pas le fruit d’une objectivité transcendante, attachée a priori aux sciences naturelles, mais elle dépend de stratégies relevant de la construction sociale du fait scientifique. Ainsi, au sein du champ de la recherche en art, quelles formes prennent les stratégies mises en place afin de produire l’effet de réalité qu’évoquent les auteurs ?
Les débats épistémologiques agitent de manière relativement homogène toutes les disciplines scientifiques en posant la question existentielle de « comment fait-on notre science ? ». Existe-t-il effectivement une singularité de la pratique de la recherche en sciences humaines et sociales ? Et si oui, est-elle déterminée, comme l’a écrit Max Weber, par l’éternelle jeunesse de nos disciplines attachées à leur dimension essentiellement historique, se heurtant ainsi à « la fragilité de toutes les constructions idéaltypiques » (Weber, 1965) ? Ou bien au contraire, arriveront-elles un jour à maturité, cette dernière étant déterminée, toujours selon Weber, par une capacité à « dépasser l’idéaltype pour autant qu’on lui attribue une validité empirique ou la valeur d’un concept générique » (Weber, 1965) ? Dans le champ des études cinématographiques, par exemple, pour Malcolm Turvey, le débat est tranché : contrairement aux théories avancées par les sciences naturelles, les théories du cinéma concernent ce que l’être humain sait et fait déjà. Au-delà des pratiques collectives institutionnelles, Donna Haraway pointe également, dans « Savoirs situés : la question de la science dans le féminisme et le privilège de la perspective partielle » (2007), le rôle du positionnement du sujet énonciateur, au sein d’un contexte historique donné, dans l’élaboration de l’objectivité du savoir scientifique. Quels sont alors les effets de la neutralité en tant que point de vue surplombant et désincarné dans la production des savoirs scientifiques dans les disciplines artistiques ? Pierre Bourdieu a, entre autres, abordé ces questionnements en sociologie à travers son projet de critique de la science, qui culmine avec la parution de l’ouvrage en 2001 Science de la science et réflexivité. Dans cette perspective, il défend la nécessité d’une « objectivation participante » de la part des chercheur·euses, qui consiste à faire apparaître le rapport subjectif de ces dernier·ères à leur objet d’étude. Mais cette démarche de réflexivité revêt aussi, dans la pensée de Bourdieu, une dimension collective, celle de mettre à jour les impensés structurels de la discipline scientifique (dans son cas, sociologique) : « cette réflexivité n’est pas réductible à la réflexion sur soi d’un je pense (cogito) pensant un objet (cogitum) qui ne serait autre que lui-même. C’est l’image qui est renvoyée à un sujet connaissant par d’autres sujets connaissant. » (Bourdieu, 2001 : 15)
Cette journée d’étude interdisciplinaire, ouverte à tous et toutes les doctorant·es, se veut ainsi le lieu d’une réflexion sur la création de la scientificité dans les disciplines de l’histoire et de la théorie des arts et des représentations, au croisement de l’expérience partagée des pratiques de la recherche et de la position « située » du ou de la chercheur·euse comme sujet producteur de la connaissance. À l’occasion de cette journée d’étude, les doctorant·es sont invité·es à adopter une perspective réflexive sur leur propre travail de recherche, en explorant, par exemple les divers partis-pris méthodologiques qui en déterminent l’avancée et le résultat. Les axes évoqués ci-après ont pour but de proposer différentes entrées sur le sujet de la réflexivité. Chacun·e pourra inscrire sa proposition au sein d’un ou plusieurs axes et/ou en explorer de nouveaux.
Axes problématiques
I : Objectivité et subjectivité
Dans un célèbre article intitulé « Esthétique et vérité » (1999), Howard Becker dissipe l’illusion objectiviste en évoquant le débat qu’ont eu les anthropologues Mead et Bateson au sujet du positionnement d’une caméra sur leur terrain. Mettant ainsi en lumière cette tension entre objectivité et subjectivité, il souligne tout l’intérêt que représente le fait d’expliciter les conditions de possibilité de la recherche elle-même. Qui sommes-nous et d’où parlons-nous ? En quoi cela influence-t-il la perception que nous avons du monde et, en retour, comment le monde influence-t-il notre propre perception ?
Ces réflexions ouvrent sur ce qu’il est commun de nommer les nouvelles épistémologies. Citons l’exemple des travaux de Linda Nochlin, notamment « Pourquoi n’y a-t-il pas eu de grands artistes femmes ? » (1993), qui ont participé à la mise au jour des fondations patriarcales du canon en histoire de l’art ou encore, dans le champ des études cinématographiques, la théorie du « male gaze » de Laura Mulvey, qui révèle la manière dont le regard masculin structure les productions cinématographiques, aussi bien du point de vue de la forme que celui de l’expérience de visionnage. Ces disciplines, loin d’être de pures expériences de pensée revendiquant une forme d’objectivité, se sont construites autour d’impensés dominants (androcentrés, ethnocentrés, patriarcaux, etc.) que le retour à une subjectivité méthodologique a permis de mettre à mal. Ainsi, comment ces nouvelles épistémologies transforment-elles les méthodologies de la recherche ?
II : être affecté par son objet
Jeanne Favret-Saada publie en 1977 Les Mots, la Mort, les Sorts, une enquête ethnographique sur la sorcellerie en pays mayennais dans lequel elle revient sur ses méthodes d’observations, ainsi que sur l’objectivation de son rapport personnel à son objet de recherche. Elle fait aujourd’hui école du fait d’avoir ouvert l’anthropologie à la prise en compte des affects du ou de la chercheur·euse dans le processus de recherche : « De tous les pièges qui menacent notre travail, il en est deux dont nous avions appris à nous méfier comme de la peste : accepter de participer au discours indigène, succomber aux tentations de la subjectivité. Non seulement il m’a été impossible de les éviter, mais c’est par leur moyen que j’ai élaboré l’essentiel de mon ethnographie » (Favret-Saada, 1977).
Selon Marion Cazaux et Quentin Petit dit Duhal, la perspective des savoirs situés invite à « assumer que le statut social des chercheurs […] a un lien direct avec leurs choix de sujets et de corpus » (2022). Dans le domaine de la recherche en art, cela nous amène à interroger les effets que produisent sur nous nos objets d’études. En effet, étudier des œuvres d’art, des images ou encore des démarches de création, engage un rapport sensible à l’objet de la recherche. Ainsi, dans quelle mesure la position du ou de la chercheur·euse influe-t-elle sur la perception et la compréhension de l’objet d’étude ? Sur son engagement envers lui ? Et comment ces affects spécifiques peuvent-ils être construits comme instruments de connaissance ?
III : Une recherche de la vérité ?
La socialisation des jeunes chercheur·euses joue un rôle fondamental dans l’élaboration d’une posture au sein de l’Institution, notamment parce qu’elle est pourvoyeuse d’un répertoire de valeurs. Dans son introduction à son ouvrage intitulé La Valeur de la science (1905), le mathématicien Henri Poincaré donne la recherche de la vérité comme la première des intentions de la recherche scientifique, ce que confirment Latour et Woolgar par leur enquête. Qu’en est-il au sein de nos disciplines ? Quelle est la place attribuée de fait à la recherche de la vérité dans les SHS ? De plus, avant même d’aboutir à la vérité, la recherche se fonde sur une exigence de véracité, que Bernard Williams considérait comme une vertu morale indispensable. Cette conduite de la science est cependant susceptible de variations historiques, comme l’on montré Lorraine Daston et Peter Galison, depuis la sagesse qui consiste à découvrir une vérité « d’après nature » conforme à l’idéal de la chose, en passant par la discipline d’une objectivité mécanique qui fait abstraction de toute subjectivité, et jusqu’à l’expertise qui redonne à la subjectivité la valeur d’un jugement exercé. Quelles sont donc les « personnalités scientifiques » des chercheur·euses en sciences humaines et sociales ? Plus encore, la recherche de la vérité et l’éthos qu’elle exige semblent pouvoir introduire un jeu entre les approches singulières des chercheur·euses et les normes de l’Institution, peut-être à la façon dont Michel Foucault écrit du parrhésiaste qu’il engage sa personne dans la vérité qu’il énonce, en refusant, par exemple les détours rhétoriques. Quelle est alors plus généralement la place dans la cité des chercheur·euses en sciences humaines et sociales ? Quel est leur rapport aux autres discours qui portent sur les mêmes objets qu’eux et auxquels ils et elles peuvent être appelé·es à contribuer ? Et quels effets discursifs ou pratiques les chercheur·euses en sciences humaines et sociales espèrent-ils obtenir de cette démarche singulière ?
Modalités de soumission
La journée d’étude se tiendra le lundi 16 novembre 2026 à l’Université Paris Nanterre. Les propositions de communication (titre, résumé de 2000 signes maximum, espaces compris) accompagnées d’une courte biobibliographie) sont à envoyer au plus tard le 20 septembre 2026 à l’adresse suivante : doctorantshargmail.com
[english version]
L’HAR et la manière: Reflexivity in Learning How to Conduct Research
Conducting scientific research is a major concern in the academic field. Historically, the most legitimate spheres of scientific production have been those of the natural sciences. Biology, astronomy, and palaeontology are among the disciplines whose scientific validity few would think to question. It would therefore be misleading to pursue this line of argument by raising the question of the legitimacy of the humanities within the scientific field. The humanities and social sciences (HSS) have long since established their place among legitimate forms of knowledge, and this study day does not seek to reaffirm the relevance of their objects of study or the rigour of their methods. Rather, its aim is to examine what the scientific dimension of our disciplines entails for the practice of academic research.
The Research Unit Histoire des arts et des représentations (HAR), where this study day is being organised, is a distinctive site of academic research in the history and theory of the arts and embodies, in many respects, the reflections that animate the HSS. Sharing, a priori, the same functional organisation as laboratories in the natural sciences, the HAR research unit also asserts, at the level of its institutional form, the legitimacy of the scientific work produced within it. What, then, can be said about the nature of the science produced in places that are, a priori, devoid of the tools traditionally used to generate rational knowledge of reality (microscopes, computing devices, etc.)? As Latour and Woolgar demonstrate in La vie de laboratoire (1993), the production of science is not the result of a transcendent objectivity inherently attached to the natural sciences; rather, it depends upon strategies involved in the social construction of scientific facts. Within the field of art research, then, what forms do the strategies designed to produce the effect of reality described by these authors take?
Epistemological debates affect scientific disciplines in broadly similar ways, raising the fundamental question: “How do we do science?” Is there indeed a distinctive character to research practices in the humanities and social sciences? And if so, is this specificity determined, as Max Weber argued, by the perpetual youth of disciplines whose essentially historical character confronts them with “the fragility of all ideal-typical constructions” (Weber, 1965)? Or, on the contrary, will they one day reach maturity, defined—again in Weber’s terms—by the ability to “go beyond the ideal type insofar as it is attributed empirical validity or the value of a generic concept” (Weber, 1965)?
In the field of film studies, for instance, Malcolm Turvey considers the debate settled: unlike theories developed in the natural sciences, theories of cinema concern what human beings already know and do. Beyond collective institutional practices, Donna Haraway also highlights, in “Situated Knowledges: The Science Question in Feminism and the Privilege of Partial Perspective” (1988), the role played by the positioning of the speaking subject, within a given historical context, in the construction of the objectivity of scientific knowledge. What, then, are the effects of neutrality understood as an elevated and disembodied standpoint in the production of scientific knowledge within the artistic disciplines?
Pierre Bourdieu addressed these questions, among others, in sociology through his project of a critique of science, which culminated in the publication of Science de la science et réflexivité in 2001. From this perspective, he argues for the necessity of “participant objectivation” on the part of researchers, a process that seeks to bring to light their subjective relationship to their object of study. Yet, in Bourdieu’s thought, reflexivity also has a collective dimension: that of exposing the structural blind spots of a scientific discipline (in his case, sociology): “this reflexivity cannot be reduced to reflection upon oneself by an ‘I think’ (cogito) thinking an object (cogitatum) that would be none other than itself. It is the image reflected back to a knowing subject by other knowing subjects” (Bourdieu, 2001: 15).
This interdisciplinary study day, open to all doctoral researchers, thus seeks to provide a space for reflection on the production of scientificity within the disciplines of the history and theory of the arts and representations, at the intersection of shared experiences of research practices and the “situated” position of the researcher as a subject producing knowledge. On the occasion of this study day, doctoral researchers are invited to adopt a reflexive perspective on their own research, exploring, for example, the various methodological choices that shape its development and outcomes. The themes outlined below are intended to offer different points of entry into the question of reflexivity. Participants may situate their proposals within one or more of these themes and/or explore new ones.
Thematic Areas
I. Objectivity and Subjectivity
In a celebrated article entitled “Aesthetics and Truth” (1980), Howard Becker dispels the objectivist illusion by discussing a debate between anthropologists Margaret Mead and Gregory Bateson concerning the positioning of a camera in the field. By bringing the tension between objectivity and subjectivity to light, he emphasises the importance of making explicit the conditions of possibility of research itself. Who are we, and from where do we speak? How does this affect our perception of the world and, in turn, how does the world shape our own perception?
These reflections lead to what are commonly referred to as new epistemologies. One example is the work of Linda Nochlin, particularly “Why Have There Been No Great Women Artists?” (1971), which contributed to exposing the patriarchal foundations of the canon in art history. Another can be found in film studies in Laura Mulvey’s theory of the “male gaze,” which reveals the ways in which the male gaze structures cinematic productions, both formally and in terms of the viewing experience. Far from being pure thought experiments claiming a form of objectivity, these disciplines have been constructed around dominant blind spots (androcentric, ethnocentric, patriarchal, etc.) that a return to methodological subjectivity has helped to challenge. How, then, do these new epistemologies transform research methodologies?
II. Being Affected by One’s Object of Study
In 1977, Jeanne Favret-Saada published Les Mots, la Mort, les Sorts, an ethnographic study of witchcraft in the Mayenne region in which she reflects on her observational methods as well as on the objectivation of her personal relationship to her research object. Her work has since become foundational in anthropology for opening the discipline to consideration of the researcher’s affects within the research process:
“Of all the pitfalls that threaten our work, there are two that we had learned to avoid like the plague: agreeing to participate in indigenous discourse, and succumbing to the temptations of subjectivity. Not only was it impossible for me to avoid them, but it was through them that I developed the substance of my ethnography” (Favret-Saada, 1977).
According to Marion Cazaux and Quentin Petit dit Duhal, the perspective of situated knowledges invites researchers to “acknowledge that the social status of researchers […] is directly related to their choice of subjects and corpora” (2022). In the field of art research, this leads us to question the effects our objects of study have upon us. Indeed, studying works of art, images, or creative practices entails a sensory and affective relationship to the research object. To what extent, then, does the researcher’s position influence the perception and understanding of the object of study? What effect does it have on their engagement with that object? And how might these specific affects be constructed as instruments of knowledge?
III. A Search for Truth?
The socialisation of early-career researchers plays a fundamental role in the development of a position within the Institution, notably because it provides a repertoire of values. In the introduction to his work La Valeur de la science (1905), mathematician Henri Poincaré identifies the search for truth as the primary intention of scientific research, a position that Latour and Woolgar’s investigation also confirms. What is the situation within our own disciplines? What place is effectively accorded to the search for truth within the HSS?
Moreover, even before arriving at truth, research is grounded in a commitment to truthfulness, which Bernard Williams regarded as an indispensable moral virtue. Yet this conduct of science is historically variable, as Lorraine Daston and Peter Galison have shown: from the wisdom involved in discovering a truth “after nature,” in conformity with the ideal of the thing, through the discipline of mechanical objectivity, which abstracts from all subjectivity, to expertise, which restores to subjectivity the value of exercised judgement.
What, then, are the “scientific personalities” of researchers in the humanities and social sciences? More broadly, the search for truth and the ethos it demands seem capable of introducing a productive tension between researchers’ singular approaches and the norms of the Institution, perhaps in a manner comparable to Michel Foucault’s account of the parrhesiastes, who commits their person to the truth they speak by refusing, for instance, rhetorical detours.
What, then, more generally, is the place of researchers in the humanities and social sciences within the polis? What is their relationship to other forms of discourse addressing the same objects, and to which they may be called upon to contribute? And what discursive or practical effects do researchers in the humanities and social sciences hope to produce through this distinctive approach?
Submission Guidelines
The study day will take place on Monday, 16 November 2026, at Université Paris Nanterre.
Proposals for papers (title, abstract of no more than 2,000 characters including spaces, accompanied by a short biobibliography) should be submitted no later than 20 September 2026 to: doctorantshargmail.com
Bibliography (selected) :
Becker Howard, Propos sur l’art, Paris Montréal (Québec), l’Harmattan (coll. « Logiques sociales »), 1999, 217 p.
Bourdieu Pierre, Science de la science et réflexivité, Paris, Seuil, 2001, 237 p.
Cazaux Marion et Petit Dit Duhal Quentin, « Une recherche volontairement queer en histoire de l’art », Chiers du CRHiDI. Histoire, droit, institutions, société, 2020, vol. 45.
Certeau Michel (de), L’invention du quotidien. Arts de faire, Paris, Gallimard, 1990, 146 p.
Daston Lorraine et Galison Peter, Objectivité, Les presses du réel, 2012, 576 p.
Favret-Saada Jeanne, « Être affecté », Gradhiva, 1990, vol. 8, no 1, p. 3‑9.
Favret-Saada Jeanne, Les Mots, la mort, les sorts, Paris, Gallimard (coll. « Bibliothèque des sciences humaines »), 1977.
Foucault Michel, Le courage de la vérité, Paris, Gallimard, 2009, 351 p.
Haraway Donna, « Savoirs situés : la question de la science dans le féminisme et le privilège de la perspective partielle » dans Manifeste cyborg et autres essais. Sciences, fictions, féminismes, traduit par Denis Petit, Paris, Exils (coll. « Essais »), 2007, p. 107-142.
Latour Bruno et Woolgar Steve, La vie de laboratoire. La production des faits scientifiques, Paris, La Découverte (coll. « La Découverte/Poche Sciences humaines et sociales »), 1993, 299 p.
Lefebvre Martin, « De quelques problèmes épistémologiques dans la théorie du cinéma », dans Mise au point. Cahiers de l’association française des enseignants et chercheurs en cinéma et audiovisuel, no 8, avril 2016.
Mulvey Laura, « Visual Pleasure and Narrative Cinema », Screen, 1975, vol. 16, no 3, p. 6-18.
Poincaré Henri, La valeur de la science : oeuvres philosophiques, Paris, Flammarion, 1905, 302 p.
Nochlin Linda, « Pourquoi n’y a-t-il pas eu de grands artistes femmes ? » dans Femmes, art et pouvoir, et autres essais, traduit par Oristelle Bonis, Nîmes, Jacqueline Chambon (coll. « Rayon d’art »), 1993.
Turvey Malcolm, « Theory, Philosophy, and Film Studies: A Response to D. N. Rodowick’s “An Elegy for Theory” », October, 2007, vol. 122, p. 110‑120.
Weber Max, Essais sur la théorie de la science, traduit par Julien Freund, Paris, Plon (coll. « Recherches en sciences humaines »), 1965, 541 p.
Williams Bernard, Vérité et véracité, Paris, Gallimard, 2006, 374 p.
Quellennachweis:
CFP: L’HAR et la Manière (Nanterre, 16 Nov 26). In: ArtHist.net, 10.09.2026. Letzter Zugriff 10.09.2026. <https://arthist.net/archive/54154>.