Zwischen Wunderglauben und Ikonoklasmus.
Der sakrale Raum im französischen 18. Jahrhundert
Konzeption & Organisation: Markus A. Castor (DFK Paris), Martin Schieder (Universität Leipzig) und Wiebke Windorf (Universität Duisburg-Essen)
[See French and English versions below]
Nachdem Carle Vanloo seinen Zyklus La vie de saint Augustin für die Pariser Kirche Notre-Dame des Victoires vollendet hatte, pries deren Prior 1757 im Mercure de France seinen „temple du Seigneur“ als „un salon continuellement ouvert aux étrangers, & aux curieux qui y abondent de toutes parts pour admirer leurs ouvrages“. Dass ein Kleriker seine Kirche als einen musealen Raum begreift, spiegelt den fundamentalen Wandel wider, den das Sakrale im Jahrhundert der französischen Aufklärung erfuhr. Jenseits seiner politischen, sozialen und transzendentalphilosophischen Neubewertung formuliert dieser cultural shift Sinnstiftungsfragen, deren Veranschaulichung sich im öffentlichen Raum vollzieht. Die Kunst erweist sich hier als Matrix, als Seismograph und agierendes Instrument zugleich. Der sakrale Raum, der im Zusammenwirken sowohl von Architektur, Bildenden Künsten und Musik als auch von Theologie und Liturgie diesen Wandel als synästhetisches Ensemble orchestriert, ist nur in seinen Konvergenzen und Bedeutungsverschiebungen zu erfassen, wenn man ihn als Kristallisationsort religiöser Erfahrung, ästhetischer Überwältigung sowie sozialer Interaktion begreift. Nach dem Grand Siècle mit seiner Verdichtung religiöser Inbrunst am Ende der Herrschaft von Louis XIV, über die spirituelle Krise der Régence mit ihren kirchenpolitischen und sozialen Verwerfungen der querelle janséniste bis hin zur Kritik der reinen Vernunft erscheint die Kirche als ein Auftraggeber im permanenten Wandel.
Dieser Prozess schreibt sich in der Architektur mit programmatischen Umformungen des Bestehenden, etwa der gotischen Kathedrale, oder durch spektakuläre Neuinszenierungen, den sogenannten „embellissements“, ein. Das renouveau der Historienmalerei ist auch eines der religiösen Malerei, die sich im Salon und der Kritik präsentiert, bevor sie an ihren Bestimmungsort überführt wird. Ebenso suchen Skulptur und Kunsthandwerk nach Lösungen im Kontext einer durch Ausgrabungen und Historiographie beförderten Antikensehnsucht beziehungsweise Mittelalterbegeisterung, die ein neues Verständnis für die Funktion des Artefaktes entwickelt. So erlebte das 18. Jahrhundert eine intensive Phase der Neukonzeption und Restaurierung, aber auch der Zerstörung des sakralen Raumes zwischen theatrum sacrum und Galerie, zwischen Wunderglauben und Ikonoklasmus. Die im Spannungsfeld von De- und Resakralisierung unternommenen Transformationen mittelalterlicher und barocker Architekturen und Ausstattungen sprechen von einem paradigmatischen Wechsel, wenn es um die Vorstellungen zur sakralen Kunst und ihrer Funktion im zunehmend aufklärerischen Klima des 18. Jahrhunderts geht.
Die Tagung möchte aus einer intermedialen und transdisziplinären Perspektive nach den Evidenzen, religiösen Erfahrungen und ästhetischen Transformationen des sakralen Raumes im siécle des Lumières fragen. Inwieweit müssen wir die Kirche im 18. Jahrhundert nicht nur als einen sakralen Raum, sondern als einen Ort begreifen, der von Gläubigen wie von Touristen, von Klerikern wie von Künstlern, vom Adel wie von Bürgerlichen, von Männern und von Frauen aufgesucht und als gleichermaßen sozialer, ästhetischer sowie emotionaler Raum erfahren wurde? Wie lassen sich die fundamentale Säkularisierung und Entgrenzung erklären, die der sakrale Raum zwischen dem Tod von Louis XIV und der Französischen Revolution erfuhr? Wie geht die Kunst im Zeitalter des Aufbruchs der Naturwissenschaften, dem Jahrhundert der Enzyklopädien und der Wissensfeststellung mit der Frage der Glaubwürdigkeit des Transzendenten um? Vor dem Hintergrund einer von Kirchen- und Absolutismuskritik, Atheismus und Entmystifizierung der Religion und glaubwürdiger Reaktualisierung des Spirituellen geprägten Auseinandersetzung kommt den (syn)ästhetischen Konzepten des sakralen Raumes eine besondere Relevanz zu. Sie sind nicht nur kunsttheoretischer Diskurs, sondern bildhafter Ausdruck der anhaltenden Neujustierung der Gesellschaft der Aufklärung.
Bitte senden Sie uns Ihr Exposé mit max. 300 Wörtern auf Englisch, Französisch oder Deutsch sowie Ihren Lebenslauf bis zum 15. Juli 2018 als PDF an:
Markus A. Castor (mcastordfk-paris.org);
Martin Schieder (schiederuni-leipzig.de)
und Wiebke Windorf (wiebke.windorfuni-due.de)
---------------------------
Call for Papers:
Entre croyance aux miracles et iconoclasme.
L’espace sacré en France au XVIIIe siècle
Colloque international, Paris, Centre allemand d’histoire de l’art, Hôtel Lully
3–5 Décembre 2018
Deadline : 15 juillet 2018
Sous la direction de Markus A. Castor (DFK Paris), Martin Schieder (Universität Leipzig) et Wiebke Windorf (Universität Duisburg-Essen)
Après que Carle Vanloo eut achevé son cycle La vie de saint Augustin pour l’église Notre-Dame des Victoires à Paris, le prieur de celle-ci fit en 1757 l’éloge de « son temple du Seigneur » dans le Mercure de France comme « un salon continuellement ouvert aux étrangers, & aux curieux qui y abondent de toutes parts pour admirer leurs ouvrages ». Qu’un ecclésiastique appréhende ainsi son église comme un espace muséal reflète la transformation fondamentale du rapport au sacré au cours du siècle des Lumières en France. Au-delà de ses nouvelles significations en matière de politique, de société et de philosophie transcendantale, ce tournant culturel conduit à formuler des questions fondatrices, lesquelles s’incarnent dans l’espace public. L’art se révèle ici tout à la fois matrice, sismographe et instrument agissant. L’espace sacré orchestre cette métamorphose sous la forme d’une synesthésie au confluent de l’architecture, des arts plastiques et de la musique, mais aussi de la théologie et de la liturgie. Envisagé comme lieu de cristallisation de l’expérience religieuse, esthétique écrasante et d’interaction sociale, il ne peut être saisi que dans ses convergences et déplacements de sens. De l’intensification de la ferveur religieuse au Grand Siècle, à la fin du règne de Louis XIV, à la critique de la raison pure, en passant par la crise spirituelle de la Régence et son rejet de la querelle janséniste, tant sur le plan social qu’en matière de politique ecclésiale, l’Église apparaît comme un commanditaire en perpétuelle mutation.
Dans le domaine de l’architecture, ce processus se traduit par des transformations de structures existantes – la cathédrale gothique en est un exemple – ou encore par de nouvelles mises en scènes spectaculaires appelées « embellissements ». Le renouveau de la peinture d’histoire porte également sur la peinture religieuse, laquelle s’expose au Salon et à la critique avant de rejoindre son lieu de destination. Une recherche similaire de solutions s’observe dans la sculpture et les arts décoratifs, dans un contexte de nostalgie de l’Antiquité et de la curiosité pour le Moyen Âge alimentés par les fouilles et l’historiographie, et qui aboutit à une nouvelle manière de considérer les artefacts. Ainsi le XVIIIe siècle connaît-il une phase intense de refonte et de restauration, mais aussi de destruction de l’espace sacré, du theatrum sacrum à la galerie, de la croyance aux miracles à l’iconoclasme. Entre désacralisation et resacralisation, les métamorphoses de l’architecture et des intérieurs, tant médiévaux que baroques, racontent un changement de paradigme relatif aux représentations de l’art religieux et de ses fonctions dans un XVIIIe siècle au climat de plus en plus rationaliste.
Ce colloque se propose d’interroger les évidences, expériences religieuses et transformations esthétiques de l’espace sacré au siècle des Lumières à partir d’une perspective intermédiale et transdisciplinaire. Dans quelle mesure devons-nous appréhender l’église, au XVIIIe siècle, non seulement comme un espace sacré mais aussi comme un lieu attirant tout autant croyants et touristes, ecclésiastiques et artistes, nobles et bourgeois, hommes et femmes ; et investi simultanément d’une dimension sociale, esthétique et affective ? Comment expliquer la sécularisation fondamentale et le décloisonnement qui affectent l’espace sacré entre la mort de Louis XIV et la Révolution française ? À l’ère de l’émergence des sciences naturelles, des encyclopédies et des avancées de la connaissance , comment l’art traite-il la question de la crédibilité de la transcendance ? Sur fond de confrontation entre critique de l’Église et de l’absolutisme, athéisme, démystification du religieux et réactualisation plausible du spirituel, les conceptions (syn)esthétiques des espaces sacrés revêtent une pertinence toute particulière. Loin de n’être que des discours de théorie de l’art, elles sont en effet l’expression tangible du réajustement continu de la société des Lumières.
Le résumé de votre communication pourra être rédigé en anglais, français ou allemand, en respectant la limite maximale de 300 mots (avec un court CV), et être envoyé jusqu’au 15 juillet 2018 en PDF aux adresses suivantes :
Markus A. Castor (mcastordfk-paris.org)
Martin Schieder (schiederuni-leipzig.de)
et Wiebke Windorf (wiebke.windorfuni-due.de)
------------------------------------
Call for Papers:
Belief in Miracles and Iconoclasm.
Sacred Spaces in 18th Century France
International Conference, Paris, Centre allemand d’histoire de l’art, Hôtel Lully
3–5 December 2018
Deadline: 15 July 2018
Concept & Organisation: Markus A. Castor (DFK Paris), Martin Schieder (Universität Leipzig) and Wiebke Windorf (Universität Duisburg-Essen)
Following the completion of Carle Vanloo’s cycle on the Life of Saint Augustine for the Paris Church of Notre Dame des Victoires, its prior praised his “temple du Seigneur” as a “salon continuellement ouvert aux étrangers, & aux curieux qui y abondent de toutes parts pour admirer leurs ouvrages,” as he wrote in 1757 in the Mercure de France. The fact that a clergyman understands his church as a museal space is a reflection of the fundamental transformation that the holy and the sacred underwent in the century of the French Enlightenment. Beyond any political, social or transcendental-philosophical re-evaluation, this cultural shift formulated questions of meanings that are visually effectuated in a public place. Art proves to be a matrix, a seismograph and an operative instrument all at same time. The sacred space – which orchestrates this transformation as a synesthetic ensemble of architecture, the visual arts and music as well as through theology and liturgy – can only be realized in its convergences and shifts in sense if we understand it as a crystallization point for religious experience, for overwhelming aesthetics as well as for social interaction. After the Grand Siècle with its intense religious ardor at the end of Louis XIV’s regency, the subsequent spiritual crisis of the Régence with its ecclesio-political convulsions and the social dislocations of the querelle janséniste all the way to the critique of Pure Reason, the church was as a client undergoing permanent change.
This process is inscribed in the architecture with programmatic transformations of the already existing, such as the Gothic cathedrals, or through spectacular new mise-en-scène, the so-called "embellissements". The renewal of history painting was also that of religious painting, which presented itself to the Salon and to the critic before it was transferred to its final destination. Sculpture and arts and crafts seek solutions in the context of nostalgia for antiquity or the medieval that stemmed from recent excavations and historiography, which helped develop a new comprehension for the function of the artifact. Thus, the 18th century underwent an intense phase of re-conception and restoration, but also the destruction of the sacred space, all between theatrum sacrum and gallery, between miraculous belief and iconoclasm. The transformation of medieval and Baroque architecture and embellishments, undertaken in the tense field between de-sacralization and re-sacralization, speaks of a paradigm shift in ideas on sacred art and its function in the increasingly enlightened climate of the 18th century.
This conference inquires into religious experiences and the aesthetic transformations of the sacred space in the siècle des Lumières from an intermedial and transdisciplinary perspective. To what extent do we need to conceive the church in the 18th century not only as a sacred place but as a site that is visited by the believer as well as tourists, by clergymen as well as artists, by nobility as well as bourgeoisie, by men and women, and is experienced as a social, aesthetical, as well as emotional space? How can we explain the fundamental secularization and dissolution of boundaries that took place between the death of Louis XIV and the French Revolution? How does art – in the era of the emergence of the natural sciences, the century of the encyclopedias and the establishment of knowledge – deal with the credibility of the transcendental? Against a background of a critique of church and absolutism, of atheism and the demystification of religion as well as that of the plausible re-actualization of a spiritually configured engagement, the (syn)aesthetic concepts of the sacred space take on a special relevance. These concepts not only engage in a theoretical discourse on art but are a vivid expression of the continuing readjustment of our views on the society of the Enlightenment.
Please send your abstract (300 words, PDF) in English, French or German and a short bio no later than 15 July 2018 to:
Markus A. Castor (mcastordfk-paris.org);
Martin Schieder (schiederuni-leipzig.de)
and Wiebke Windorf (wiebke.windorfuni-due.de)
Quellennachweis:
CFP: Zwischen Wunderglauben und Ikonoklasmus (Paris, 3-5 Dec 18). In: ArtHist.net, 29.05.2018. Letzter Zugriff 18.09.2026. <https://arthist.net/archive/18266>.