CFP Jul 12, 2026

Stratégies de l’éclat dans les arts visuels (Paris, 15-16 Dec 26)

Paris, Institut national d'Histoire de l'art (INHA), Dec 15–16, 2026
Deadline: Aug 31, 2026

Gwladys Le Cuff

[English version below]

Tout ce qui brille n’est pas d’or… Stratégies de l’éclat dans les arts visuels (XVe-XVIIIe siècles). Colloque AORUM.

En 1639, lorsqu’il écrit à Paul Fréart de Chantelou à propos de son tableau Les Israélites recueillant la manne dans le désert, Nicolas Poussin recommande de l’encadrer avec un cadre « doré d’or mat tout simplement, car il s’unit très doucement avec les couleurs sans les offenser ». À la fin du siècle, dans ses Sentimens des plus habiles peintres sur la pratique de la peinture et sculpture, Henri Testelin décrit une visite du ministre Colbert à l’Académie royale de Peinture et de Sculpture au cours de laquelle, raconte l’auteur, il est « conduit en un grand salon rempli magnifiquement des plus excellents tableaux entourés de riches bordures dorées qui brillaient d'un merveilleux éclat ». Cette sensibilité pour l’éclat, le brillant, mais aussi le mat, la lumière diffuse et, plus généralement, pour les variations de texture des surfaces, est très vivace durant toute l’époque moderne. Loin de se restreindre aux cadres et autres parerga, elle se manifeste dans l’ensemble des arts par le recours récurrent à des matériaux chatoyants qui distinguent certains motifs iconographiques voire participent de l’essence même des artéfacts.

La valorisation de l’éclat s’est ainsi manifestée dans les villes italiennes du XVe siècle par le port de vêtements en tissus d’or qui permettaient aux aristocrates de se mettre en scène et de se distinguer symboliquement de la masse terne des simples (McCall 2022). Que l’on songe à l’usage de fils métalliques dans les tentures ou aux dorures dans les peintures médiévales jouant sur les contrastes entre mats et brillants, on constate que de nombreuses techniques recherchent précisément à produire l’éclat différencié des surfaces, invitant à problématiser l’éclat comme relatif, résultant d’un rapport. En élargissant la focale à d’autres disciplines artistiques et d’autres matériaux, les études sur le collectionnisme et les cultures matérielles de l’époque moderne montrent que la nacre, les pierres semi-précieuses ou la plume ont été recherchées pour leurs propriétés irradiantes voire iridescentes, motivant l’élaboration de techniques particulières dévolues à les mettre en valeur. Le goût du mat et du brillant apparaît dans la coprésence de matériaux hétéroclites dans les grottes des palais européens aux décors reposant sur le contraste entre fonds de coquilles mates et ornements figuratifs constitués de coquillages à la nacre apparente, à l’instar de la grotte du comte Johannes de Nassau à Idstein. La question des textures de surface conditionne aussi la capacité à percevoir convenablement les œuvres, comme le révèle une querelle des vernis qui oppose dans l’Europe du XVIIIe siècle les partisans d’une restauration des tableaux privilégiant la saturation des couleurs grâce à un vernis brillant, à ceux qui dénigrent les reflets empêchant une vision globale de l’image.

L’intérêt pour l’éclat et le brillant en histoire de l’art s’est fait jour depuis quelques années (Leclercq 2001, Buyle 2014, Jockey et al. 2016, De Marchi 2017, Krause-Wahl et al. 2021, McCall 2022, Howie et al. à paraître), ainsi que pour les matériaux nacrés ou iridescents (Russo et al. 2015, Bass et al. 2021, Domínguez Torres 2024, Suchy 2024, McMahon 2025), dans le contexte plus général du développement des approches matérielles en histoire de l’art (Wagner 2001, Thomas 2016, CIHA 2024). Cependant, trop peu d’études ont été consacrées à la tension entre l’attrait sensoriel exercé par l’éclat et la dimension cognitive reconnue aux arts visuels entre le XVe et le XVIIIe siècle, la période de l’affirmation des représentations naturalistes objectivant les matériaux et autres produits de la nature, comme l’ont montré les travaux de Michel Foucault (1966) et de Philippe Descola (2021). Comment les matériaux merveilleux mis en scène par les Wunderkammern affectent-ils les représentations ? En quoi le goût pour l’éclat, l’agentivité reconnue à sa puissance visuelle et ses assignations tantôt étiologiques, morales ou imaginaires, témoignent-ils d’une persistance de la pensée analogiste jusque dans les siècles d’avènement de l’âge classique ?

Afin de mieux saisir les stratégies artistiques favorisant les effets lumineux, nous proposons d’étudier selon plusieurs axes de réflexion les divers phénomènes d’intégration des matériaux brillants ou mats et leur répartition au sein des compositions ou des surfaces, pour répondre à des enjeux (symboliques, sémantiques, perceptifs) souvent complémentaires, mais parfois contradictoires :

1. Le goût pour le mat et le brillant à l’époque moderne
- (dé)valorisation théorique de l’éclat, son rapport à la couleur et à l’illusion
- jeux sur le mat et le brillant dans les artefacts, les parerga, le décor, l’architecture
- goût pour les matériaux « merveilleux », dissolution des formes par l’excès de brillance

2. La fabrique du brillant
- matériaux du brillant : tradition, innovations, imitations
- travail de la surface (rugosité, lisséité, brunissage, polissage, vernis…)
- ambiance lumineuse, théories de la vision et expérience sensorielle du brillant

3. La sémantique du brillant
- perception culturelle du mat et du brillant, critères et catégories pour les décrire.
- éclat et pouvoir, éclat et divin
- les motifs brillants comme opérateurs visuels utilisés pour guider le regard dans les œuvres figuratives

Ce colloque se tiendra à Paris, à l’Institut national d’Histoire de l’art, les 15 et 16 décembre 2026. Les thématiques abordées seront ouvertes à tous les arts, du XVe au XVIIIe siècle. Les propositions d’intervention, en français ou en anglais, comportant un titre et un résumé (d’un maximum de 2500 signes), ainsi qu’une bio-bibliographie reliée à ces thématiques sont à adresser au plus tard le 31 août 2026 à Romain Thomas (romain.thomasinha.fr) et Gwladys Le Cuff (gwladys.lecuffinha.fr). Nous vous remercions de bien vouloir indiquer l’objet « CFP Colloque AORUM » pour votre envoi. Les actes du colloque feront l’objet d’une publication avec expertise (textes à rendre le 15 mars 2027, en français ou en anglais).

Cet évènement scientifique constituera le colloque de clôture du projet ANR AORUM (2022-2027, www.aorum.hypotheses.org), dédié à l’analyse de l’or et de ses usages comme matériau pictural dans les œuvres européennes des XVIe et XVIIe siècles. Accueilli à l’INHA depuis 2023, ce projet interdisciplinaire associe histoire de l’art, optique et physico-chimie des techniques picturales. Des tables-rondes réunissant les membres du projet AORUM seront l’occasion de présenter publiquement une partie des résultats du projet.

En partenariat avec l’unité de recherche Histoire des arts et des représentations – HAR (université Paris Nanterre), du Centre de Recherche sur la Conservation – CRC (Muséum national d’Histoire naturelle / CNRS) du Laboratoire d’Archéologie Moléculaire et Structurale – LAMS (Sorbonne université / CNRS), du Laboratoire Équipes, Traitement de l’Information et Systèmes – ETIS (CY Cergy Paris université / CNRS) dans le cadre de l’ANR-22-CE27-0010.

Avec le soutien de la Fondation des Sciences du Patrimoine.

Comité d’organisation :
Romain Thomas (INHA / université Paris Nanterre), Gwladys Le Cuff (INHA), Christine Andraud (Centre de recherche sur la conservation – CRC, CNRS / MNHN), Laurence de Viguerie (laboratoire d’archéologie moléculaire et structurale – LAMS, CNRS / Sorbonne Université), Dan Vodislav (équipe traitement de l’information et systèmes – ETIS, CNRS / CY Cergy Paris Université).

Avec la participation de Téoman Akgönül (INHA), Turner Edwards (INHA), Agathe Ménétrier (INHA) et Eva Robert Szewczyk (INHA).

Comité scientifique :
Christine Andraud (Centre de recherche sur la conservation – CRC, CNRS / MNHN), Vincent Delieuvin (musée du Louvre), Sven Dupré (université d’Utrecht), Mercedes Gomez-Ferrer Lozano (université de Valence, Espagne), Sandra Rossi (Opificio delle pietre dure, Florence), Heike Stege (Institut Doerner, Munich), Romain Thomas (INHA / université Paris Nanterre), Laurence de Viguerie (laboratoire d’archéologie moléculaire et structurale – LAMS, CNRS / Sorbonne Université), Dan Vodislav (équipe traitement de l’information et systèmes – ETIS, CNRS / CY Cergy Paris Université), Rebecca Zorach (université Northwestern, Chicago).

Bibliographie indicative :

Marisa Anne Bass, Anne Goldgar, Hanneke Grootenboer et alii, Conchophilia: shells, art, and curiosity in early modern Europe, Princeton/Oxford, Princeton University Press, 2021.

Péter Bokody and Alexander Nagel, Renaissance Metapainting, London/Turnhout, Harvey Miller Publishers, 2020.

Marjan Buyle (ed.), Glans in de conservatie-restauratie = Lustre et brillance en conservation-restauration: postprints des journées d'étude internationales BRK-APROA, Bruxelles, Association professionnelle de conservateurs-restaurateurs d'œuvres d'art, 2014.

Andrea De Marchi, « Aureole e aura - la materia che cattura la luce e ne e trasfigurata, sperimenti nella pittura tardo-medioevale », in Michela Graziani (dir.), Trasparenze ed epifanie. Quando la luce diventa letteratura, arte, storia, scienza, Florence, Firenze university press, 2017, p. 153-173.

Philippe Descola, Les formes du visible : une anthropologie de la figuration, Paris, Seuil, 2021.

Mónica Domínguez Torres, Pearls for the crown: art, nature, and race in the age of Spanish expansion, University Park, The Pennsylvania State University Press, 2024.

Elizabeth Howie, Stephanie Miller (eds.), Sparkle, glitter, gleam, glow: Reflective/Refractive Optical Mediums and Effects in Art, Leyden, Brill, à paraître.

Philippe Jockey, Helen Glanville, Claudio Seccaroni (eds.), Kermes 101-102 (2016), “Eclat. Brilliance and its erasure in societies, past and present: vocabulary, operations, scenographies, meanings”.

Antje Krause-Wahl, Petra Löffler, Änne Söll, Materials, Practices, and Politics of Shine in Modern Art and Popular Culture, Londres, Bloomsbury, 2021, coll. Material culture of art and design.

Jean-Paul Leclercq (dir.), Jouer la lumière [exposition, Paris, Musée de la Mode et du Textile, 25 janvier 2001 à janvier 2002], Paris, Société nouvelle Adam Biro : UCAD, 2001.

Timothy McCall, Brilliant bodies. Fashioning Courtly Men in Early Renaissance Italy, University Park, Penn State University Press, 2022.

Brendan C. McMahon, Iridescence & the image: material thinking in the early modern Spanish world, University Park (Pa.), The Pennsylvania State University Press, 2025.

Verena Suchy, Perlfiguren. Barocke Materialität, deviante Körper und die Goldschmiedekunst um 1700, Cologne, Bölhau, 2024.

Geoffrey Ripert, « De la poussière à l'éclat : le travail des marbres rares en France au XVIIIe siècle », in Francesco Solinas, Marie-Laure Cassius-Duranton, Guillaume Glorieux, L’Ornement précieux, vol. 3, Rome, De Luca, 2025, p. 184-207.

Alessandra Russo, Gerhard Wolf, Diana Fane (dir.), Images take flight: feather art in Mexico and Europe, 1400 – 1700, Munich, Hirmer, 2015.

Tapestry in the Baroque: threads of splendor, catalogue de l’exposition (New York, The Metropolitan Museum of Art, 17 octobre 2007- 6 janvier 2008 – Madrid, Palacio Real, 6 mars – 1er juin 2008), dir. Thomas P. Campbell, New York, The Metropolitan Museum of Art, 2007.

Romain Thomas, « Les matériaux de l’art. Perspectives de la recherche actuelle en histoire de l’art moderne », Circé. Histoires, Cultures, Sociétés [revue en ligne] 8 (2016). http://www.revue-circe.uvsq.fr/les-materiaux-de-lart-perspectives-de-la-recherche-actuelle-en-histoire-de-lart-moderne/

Monika Wagner, Das Material in der Kunst. Eine andere Geschichte der Moderne, Munich, C.H.Beck, 2001.

Gerhard Wolf, Joseph Connors, in collaboration with Louis A. Waldman, Colors between Two Worlds: the Florentine Codex of Bernardino de Sahagún, Florence, Kunsthistorisches Institut and Villa I Tatti, Harvard University Press, 2012.

--

All That Glitters Is Not Gold… Strategies of Brilliance in the Visual Arts (15th–18th Centuries). AORUM Conference.

In 1639, writing to Paul Fréart de Chantelou about his painting The Israelites Gathering Manna in the Wilderness, Nicolas Poussin recommended that it be framed “simply with a matte gold frame, for it harmonizes very gently with the colors without offending them.” At the close of the seventeenth century, in his Sentimens des plus habiles peintres sur la pratique de la peinture et sculpture, Henri Testelin recounts a visit by the minister Jean-Baptiste Colbert to the Académie royale de Peinture et de Sculpture. According to Testelin, Colbert was “led into a great hall magnificently filled with the finest paintings, surrounded by sumptuous gilded frames that shone with marvelous brilliance.” This sensitivity to brilliance and luster—as well as to matte finishes, diffused light, and, more broadly, to the varying textures of surfaces—remained a defining feature of visual culture throughout the early modern period. Far from being confined to frames and other parerga, it permeated the visual arts as a whole through the recurrent use of shimmering materials that distinguished particular iconographic motifs and, in some cases, constituted an essential aspect of the very nature of the artifacts themselves.

The valorization of brilliance was already evident in the Italian city-states of the fifteenth century, where garments woven with cloth of gold enabled members of the aristocracy to fashion themselves publicly and to distinguish themselves symbolically from the dull mass of ordinary people (McCall 2022). Whether one considers the use of metallic threads in tapestries or the gilding of medieval paintings, which exploited contrasts between matte and lustrous surfaces, it becomes clear that many artistic techniques deliberately sought to produce differentiated surface effects. Such practices invite us to conceptualize brilliance as a relational phenomenon, one that emerges through contrast rather than as an intrinsic property. Broadening the scope to encompass other artistic media and materials, scholarship on early modern collecting and material culture has shown that mother-of-pearl, semi-precious stones, and feathers were prized for their radiant, and at times iridescent, qualities, prompting the development of specialized techniques designed to enhance these visual effects. The appreciation of both matte and lustrous surfaces is likewise evident in the juxtaposition of heterogeneous materials within the grottoes of European palaces, whose decorative programs frequently relied on the contrast between matte shell backgrounds and figural ornaments composed of shells displaying their lustrous mother-of-pearl, as exemplified by the grotto commissioned by Count Johannes of Nassau at Idstein. Questions of surface texture also shaped the conditions under which artworks could be properly perceived, as demonstrated by the eighteenth-century “varnish controversy,” which pitted advocates of restoration practices favoring the saturation of colors through the application of glossy varnishes against critics who condemned the resulting reflections for obstructing a coherent view of the image.

Over the past several years, art historical scholarship has shown a growing interest in brilliance and luster (Leclercq 2001, Buyle 2014, Jockey et al. 2016; De Marchi 2017; Krause-Wahl et al. 2021; McCall 2022; Howie et al., forthcoming), as well as in nacreous and iridescent materials (Russo et al. 2015; Bass et al. 2021; Domínguez Torres 2024; Suchy 2024; McMahon 2025), within the broader context of the material turn in art history (Wagner 2001; Thomas 2016; CIHA 2024). Yet relatively little attention has been devoted to the tension between the sensory appeal of brilliance and the cognitive functions ascribed to the visual arts between the fifteenth and eighteenth centuries—a period marked by the emergence of naturalistic modes of representation that objectified materials and other products of nature, as demonstrated by the work of Michel Foucault (1966) and Philippe Descola (2021). How did the marvelous materials displayed in Wunderkammern shape acts of representation? To what extent do the appreciation of brilliance, the agency attributed to its visual power, and the etiological, moral, or imaginative meanings successively ascribed to it testify to the persistence of analogical modes of thought well into the centuries traditionally associated with the rise of the Classical Age?

To gain a deeper understanding of the artistic strategies employed to produce luminous effects, we invite contributions that examine, from a range of perspectives, the various ways in which lustrous and matte materials were incorporated into artworks and distributed across compositions and surfaces. Such investigations may address the symbolic, semantic, and perceptual concerns underlying these practices, concerns that were often complementary but at times mutually contradictory:

1. Matte and Gloss in the Early Modern Period
- Theoretical conceptions and (de)valuation of brilliance, and its relationship to color and illusion
- The interplay of matte and glossy surfaces in artifacts, parerga, decorative schemes, and architecture
- The appeal of "marvelous" materials and the dissolution of form through excessive brilliance

2. Making Brilliance
- Traditional lustrous materials, technical innovations, and imitative practices
- Surface treatments (roughness, smoothness, burnishing, polishing, varnishing, etc.)
- Lighting conditions, theories of vision, and the sensory experience of brilliance

3. The Semantics of Brilliance
- Cultural perceptions of matte and glossy surfaces, and the categories and criteria used to describe them
- Brilliance, power, and the divine
- Lustrous motifs as visual operators directing the viewer's gaze within figurative works

This conference will take place at the Institut national d'histoire de l'art (INHA) in Paris on December 15–16, 2026. The conference welcomes contributions addressing all areas of the visual arts from the fifteenth through the eighteenth centuries. Proposals for papers, in either French or English, should include a title, an abstract of no more than 2,500 characters, and a short biographical note including relevant publications related to the conference themes. Submissions should be sent no later than August 31, 2026, to Romain Thomas (romain.thomasinha.fr) and Gwladys Le Cuff (gwladys.lecuffinha.fr). Please include the subject line “AORUM Conference CFP” in your email. Selected papers will be considered for publication in the peer-reviewed conference proceedings (chapters due on March 15, 2027). The working languages of both the conference and the resulting publication are French and English.

This scientific event is organized within the framework of the ANR AORUM project (2021–2027, www.aorum.hypotheses.org), which investigates the use of gold as a pictorial material in European works of art of the sixteenth and seventeenth centuries. Based at the Institut national d'histoire de l'art (INHA) since 2023, this interdisciplinary research project brings together expertise in art history, history, optics, and the physical chemistry of painting techniques. Roundtable discussions featuring members of the AORUM research team will provide a forum for the public presentation and discussion of the project's principal research findings.

In partnership with the Histoire des arts et des représentations (HAR) research unit, Université Paris Nanterre; the Centre de recherche sur la conservation (CRC, Muséum national d'Histoire naturelle/CNRS); the Laboratoire d'archéologie moléculaire et structurale (LAMS, Sorbonne Université/CNRS); and the Équipes, Traitement de l'Information et Systèmes (ETIS, CY Cergy Paris Université/CNRS), as part of the ANR-22-CE27-0010 research project.

With the support of the Fondation des Sciences du Patrimoine.

Organizing Committee
Romain Thomas (INHA / Université Paris Nanterre) ; Gwladys Le Cuff (INHA) ; Christine Andraud (Centre de recherche sur la conservation – CRC, CNRS / Muséum national d'Histoire naturelle) ; Laurence de Viguerie (Laboratoire d'archéologie moléculaire et structurale – LAMS, CNRS / Sorbonne Université) ; Dan Vodislav (Équipes, Traitement de l'Information et Systèmes – ETIS, CNRS / CY Cergy Paris Université) 

With the assistance of Téoman Akgönül (INHA), Turner Edwards (INHA), Agathe Ménétrier (INHA), and Eva Robert (INHA).

Scientific Committee
Christine Andraud (Centre de recherche sur la conservation – CRC, CNRS / Muséum national d'Histoire naturelle); Vincent Delieuvin (Musée du Louvre) ; Sven Dupré (Utrecht University) ; Mercedes Gomez-Ferrer Lozano (University of Valencia) ; Sandra Rossi (Opificio delle Pietre Dure, Florence) ; Heike Stege (Doerner Institut, Munich) ; Romain Thomas (INHA / Université Paris Nanterre) ; Laurence de Viguerie (Laboratoire d'archéologie moléculaire et structurale – LAMS, CNRS / Sorbonne Université) ; Dan Vodislav (Équipes, Traitement de l'Information et Systèmes – ETIS, CNRS / CY Cergy Paris Université) ; Rebecca Zorach (Northwestern University)


Selected Bibliography:

Bass, Marisa Anne, Anne Goldgar, Hanneke Grootenboer, and others. Conchophilia: Shells, Art, and Curiosity in Early Modern Europe. Princeton, NJ, and Oxford: Princeton University Press, 2021.

Bokody, Péter, and Alexander Nagel. Renaissance Metapainting. London and Turnhout: Harvey Miller Publishers, 2020.

Buyle, Marjan, ed. Glans in de Conservatie-Restauratie = Lustre et Brillance en Conservation-Restauration: Postprints des Journées d'Étude Internationales BRK-APROA. Brussels: Association professionnelle de conservateurs-restaurateurs d'œuvres d'art, 2014.

Campbell, Thomas P., ed. Tapestry in the Baroque: Threads of Splendor. Exhibition catalogue. New York: The Metropolitan Museum of Art, 2007.

De Marchi, Andrea. "Aureole e Aura: la materia che cattura la luce e ne è trasfigurata. Sperimenti nella Pittura Tardo-Medioevale." In Michela Graziani, ed., Trasparenze ed Epifanie: Quando la Luce Diventa Letteratura, Arte, Storia, Scienza, 153–73. Florence: Firenze University Press, 2017.

Descola, Philippe. Les Formes du visible: une anthropologie de la figuration. Paris: Seuil, 2021.

Domínguez Torres, Mónica. Pearls for the Crown: Art, Nature, and Race in the Age of Spanish Expansion. University Park: The Pennsylvania State University Press, 2024.

Howie, Elizabeth, and Stephanie Miller, eds. Sparkle, Glitter, Gleam, Glow: Reflective/Refractive Optical Mediums and Effects in Art. Leiden: Brill, forthcoming.

Jockey, Philippe, Helen Glanville, and Claudio Seccaroni, eds. Kermes 101–2 (2016). Special issue: "Éclat: Brilliance and Its Erasure in Societies, Past and Present: Vocabulary, Operations, Scenographies, Meanings."

Krause-Wahl, Antje, Petra Löffler, and Änne Söll. Materials, Practices, and Politics of Shine in Modern Art and Popular Culture. London: Bloomsbury, 2021.

Leclercq, Jean-Paul, ed. Jouer la lumière. Exhibition catalogue. Paris: Musée de la Mode et du Textile, 2001.

McCall, Timothy. Brilliant Bodies: Fashioning Courtly Men in Early Renaissance Italy. University Park: The Pennsylvania State University Press, 2022.

McMahon, Brendan C. Iridescence & the Image: Material Thinking in the Early Modern Spanish World. University Park: The Pennsylvania State University Press, 2025.

Ripert, Geoffrey. "De la poussière à l'éclat: Le travail des marbres rares en France au XVIIIe siècle." In Francesco Solinas, Marie-Laure Cassius-Duranton, and Guillaume Glorieux, eds., L'Ornement précieux, vol. 3, 184–207. Rome: De Luca, 2025.

Russo, Alessandra, Gerhard Wolf, and Diana Fane, eds. Images Take Flight: Feather Art in Mexico and Europe, 1400–1700. Munich: Hirmer, 2015.

Suchy, Verena. Perlfiguren: Barocke Materialität, Deviante Körper und die Goldschmiedekunst um 1700. Cologne: Böhlau, 2024.

Thomas, Romain. "Les matériaux de l'art: Perspectives de la recherche actuelle en histoire de l'art moderne." Circé. Histoires, Cultures, Sociétés 8 (2016). http://www.revue-circe.uvsq.fr/les-materiaux-de-lart-perspectives-de-la-recherche-actuelle-en-histoire-de-lart-moderne/

Wagner, Monika. Das Material in der Kunst: Eine Andere Geschichte der Moderne. Munich: C. H. Beck, 2001.

Wolf, Gerhard, Joseph Connors, with Louis A. Waldman. Colors between Two Worlds: The Florentine Codex of Bernardino de Sahagún. Florence: Kunsthistorisches Institut and Villa I Tatti, Harvard University Press, 2012.

Reference:
CFP: Stratégies de l’éclat dans les arts visuels (Paris, 15-16 Dec 26). In: ArtHist.net, Jul 12, 2026 (accessed Jul 12, 2026), <https://arthist.net/archive/53452>.

^